«À l’heure du bilan, Martin Vetterli […] parle de son arrivée à la présidence, de la période de confinement, de l’IA et de l’augmentation de la taxe universitaire pour certains étudiants.»
6 Jan 2025
6 Jan 2025
«À l’heure du bilan, Martin Vetterli […] parle de son arrivée à la présidence, de la période de confinement, de l’IA et de l’augmentation de la taxe universitaire pour certains étudiants.»
21 Août 2023
Commencée au début de 2022, la pénurie actuelle d’hélium («Helium Shortage 4.0») touche le domaine de la recherche suisse. Alors que la demande d’hélium est en hausse, son offre est «rare […] en partie à cause de la guerre en Ukraine […] [et parce que] les clients ont rarement la capacité d’en stocker de grosses quantités». Le plus gros utilisateur d’hélium en Suisse est le CERN, pour lequel «[l]’hélium est essentiel au fonctionnement des réfrigérateurs de ses aimants et cavités». Néanmoins, Frédéric Ferrand, responsable de l’approvisionnement au CERN, fait savoir que l’impact de la pénurie d’hélium est limitée car «[ils avaient] renouvelé [leurs] contrats de livraison pour cinq ans fin 2021, juste avant la pénurie». Alexandre Chopard, Chef de section de la maintenance biomédicale et laboratoire du CHUV, affirme également qu’ «[ils n’ont] pas eu de souci d’approvisionnement». Comme le CHUV, les HUG «n’ont pas de souci d’approvisionnement», mais le porte-parole des HUG «confirme la pénurie et que les temps de livraison sont beaucoup plus longs qu’avant». L’EPFL, l’EPFZ et l’institut Paul Scherrer essaient de contrer la pénurie d’hélium en «[mettant] en place des systèmes de recyclage de l’hélium qu’ils utilisent. Mais ils continuent d’en acheter, car il y a des fuites».
14 Juin 2023
«Le Conseil fédéral veut encourager la recherche sur les questions énergétiques et climatiques avec 135 millions de francs supplémentaires. Il a ouvert hier la procédure de consultation relative à un crédit d’engagement supplémentaire […]. Selon les informations, il s’agit notamment de questions relatives au stockage […]. L’accent sera également mis sur la décarbonisation de l’économie, c’est-à-dire le passage des sources d’énergie fossiles comme le pétrole et le gaz à des sources d’énergie respectueuses du climat.» (Tages-Anzeiger)
«Concrètement, le Conseil fédéral prévoit d’élargir à cette fin un instrument existant de promotion de la recherche. Jusqu’à présent, le programme d’encouragement appelé Sweet (Swiss energy research for the energy transition) dispose de 136,4 millions de francs pour la période de 2021 à 2032 […]. Sweet deviendrait ainsi Sweeter (Swiss research for the energy transition and emissions reduction). Les subventions Sweet sont attribuées à des consortiums composés de hautes écoles, d’entreprises ainsi que de villes, de cantons et de communes […].» (nau.ch)
27 Mar 2023
La rectrice de l’Université de Bâle, Andrea Schenker-Wicki, a été reconduite dans ses fonction pour quatre ans. Dans une interview, elle parle de ChatGPT, de la consommation d’énergie dans la recherche, du budget de l’Université, des conséquences de l’exclusion du programme Horizon Europe (aussi pour l’aspect de la durabilité) et d’un [nouveau] guide pour le langage inclusif (qu’elle qualifie de libéral).
Elle défend par ailleurs la place des sciences humaines et sociales à l’université: «Une université est seulement bonne si elle est bonne dans toute les disciplines. Notre faculté de philosophie et d’histoire est au top, mais il faudrait peut-être la mettre encore plus en avant.»
15 Nov 2022
Un nombre croissant d’universités d’Europe continentale prévoient de prolonger leurs vacances de Noël ou de transférer l’enseignement en ligne afin d’économiser sur les factures d’énergie qui s’envolent.
Les établissements d’enseignement supérieur de Slovaquie prévoient de fermer leurs portes un mois plus tôt, le 17 novembre, pour faire face à une hausse des coûts énergétiques estimée à 17 millions d’euros. En Pologne, l’Université de Bialystok prévoit de mettre en place un enseignement en ligne pendant un mois à partir du 7 janvier, tandis que la plus ancienne institution du pays, l’Université jagellonne de Cracovie, a commencé l’année universitaire avec 17 jours d’enseignement à distance. Ces deux établissements auraient été frappés par une augmentation de 700 % du prix de l’électricité. L’Université jagellonne de Cracovie envisagerait d’autres périodes d’enseignement en ligne et pourrait restreindre l’enseignement en personne aux seuls lundis et jeudis.
Les plus grands secteurs du continent ne sont pas à l’abri. En Allemagne, l’Université d’Erfurt fermera sa bibliothèque le week-end et enseignera à distance pendant une semaine de part et d’autre des vacances de Noël. En France, l’Université de Strasbourg prolonge d’une semaine les vacances de Noël et enseigne à distance pendant une autre semaine afin d’atténuer la «spirale» des coûts. Elle s’attend à ce que sa facture énergétique s’élève à 20 millions d’euros en 2023, soit le double de celle de 2021.
«Avant la pandémie, certains étudiants européens auraient peut-être apprécié des vacances prolongées et la possibilité de travailler à domicile à Noël. Mais beaucoup se remettent encore d’une introduction isolée à la vie universitaire», regrette Emily MacPherson, membre du comité exécutif de l’Union des étudiants européens.
7 Oct 2022
«Conformément au plan d’action adopté par le Conseil d’État genevois pour faire face aux risques de pénurie énergétique, l’Université de Genève (UNIGE) opte pour la sobriété volontaire. L’institution va reporter le démarrage de la saison de chauffe au 15 octobre, réduire la température des bâtiments à 20 °C, interdire les chauffages d’appoint, supprimer la distribution d’eau chaude partout où c’est possible et optimiser les ventilations.» (Tribune de Genève)
«Ces mesures institutionnelles sont complétées par une incitation à adopter une série de gestes simples qui s’adresse à l’ensemble de la communauté académique et qu’on peut retrouver sur un site web dédié. Entretien avec Fabrice Calame, responsable des objectifs de développement durable à l’UNIGE et conseiller au Rectorat pour les questions énergétiques.» (Université de Genève)
3 Oct 2022
L’EPFL pourrait voir la facture d’électricité quadrupler ces prochaines années. Les activités de la recherche représentent près de 60% de la consommation électrique. Le défi: poursuivre la recherche, mais autrement. Mario Paolone, responsable du Laboratoire des systèmes électriques distribués, explique: «On va étudier comment distribuer cette activité de recherche dans une plage temporelle plus longue, donc avoir une consommation moyenne plus petite.» Martin Vetterli, Président de l’EPFL, dit que les étudiant-es ne seront pas renvoyés à la maison «parce qu’on a vu pendant le Covid que ce n’est pas ça, la plus grande source de consommation.»
3 Oct 2022
L’ETH Zurich a lancé une première série de mesures pour réduire sa consommation de gaz et d’énergie et éviter une pénurie d’énergie. Ces mesures concernent la température ambiante dans les bâtiments , l’eau chaude et l’éclairage.
30 Sep 2022
«L’Université [de Genève] met en place un plan de sobriété axé sur la suppression de certaines consommations superflues (éclairage nocturne, appareils en veille, équipements surnuméraires). Le chauffage sera diminué pour 2022-2023. Un effort sera fait pour l’adoption des bons gestes: extinction des appareils et lumières, réduction de l’usage des appareils (ventilateurs, chauffages d’appoint, bouilloires, machines à café), ventilation raisonnée des locaux.»
23 Sep 2022
Le PSI et l’EPFZ élaborent des plans d’urgence en cas de pénurie d’énergie. Selon le PSI, le plus grand défi concerne le stockage des données : «Nos expériences génèrent d’énormes quantités de données. En cas de coupures de courant, l’alimentation de secours existante assurera le fonctionnement de manière à ce que ces données ne soient pas perdues».
Le président de la conférence des universités autrichiennes Unico, Peter Riedler, qualifie la situation actuelle des universités comme «dramatique». En plus de l’inflation record et des hausses de prix de l’énergie et des loyers qui en découlent, «l’augmentation attendue des frais de personnel a encore aggravé la situation déjà tendue de ces derniers mois». La question des économies d’énergie figure d’ailleurs déjà en tête de l’agenda universitaire, explique Peter Riedler. L’université de Graz prévoit par exemple un plan progressif de réduction des températures, l’éclairage sera réduit et les imprimantes et les ordinateurs seront systématiquement éteints.
A Strasbourg, le président de l’université avait «crée la stupeur» en annonçant son choix de fermer l’établissement deux semaines supplémentaires cet hiver afin de réduire la facture de chauffage.
22 Sep 2022
22 Sep 2022
«La crise énergétique et l’augmentation des tarifs de l’électricité qui l’accompagne n’épargnent pas les hautes écoles et les universités. L’EPFL, par exemple, est confrontée à une hausse de sa facture d’électricité qui va bondir de 10 à 45 millions de francs, lit-on dans une interview de son président Martin Vetterli, publiée dans 24 heures.»
Par ailleurs, «lors de sa séance des 21 et 22 septembre 2022, le Conseil des EPF a décidé de consacrer 10 mio CHF à des mesures supplémentaires de protection du climat dans le Domaine des EPF dans le but de réduire encore la consommation d’énergie ainsi que les émissions de CO2.»
9 Sep 2022
L’Université de Bâle a mis en place une task force pour l’énergie. En collaboration avec les facultés et départements, elle va élabore des plans d’actions pour les cas de coupures d’énergie en hiver. Comme première étape, l’Université examinera la consommation d’énergie des différents bâtiments et leur «importance systémique». L’objectif est de savoir à quelles utilisations l’université peut renoncer sans trop de pertes et quels services doivent absolument continuer à fonctionner. Une option serait la fermeture de certains bâtiments pendant la période sans cours, entre deux semestres. Une autre mesure évoquée est de baisser la température des bâtiments à 19°C.
9 Sep 2022
«Dernière idée : Le confinement fonctionne aussi sans Corona ! Il ne s’agit pas d’endiguer les virus, mais les coûts énergétiques, et ce dans les universités. Là aussi, les compteurs d’électricité et de gaz tournent à plein régime, car la science est gourmande. Les laboratoires, les bibliothèques, les amphithéâtres et les restaurants universitaires consomment beaucoup d’énergie. Et comme on ne sait pas encore qui va payer cette facture colossale et que les Länder demandent maintenant des plans d’économie, les universités se demandent si des fermetures ne pourraient pas aider. Par exemple en prolongeant la pause de Noël jusqu’à fin janvier. Ou en limitant leurs heures d’ouverture. Fermer tout simplement le magasin. Des vacances un peu plus longues, un peu moins d’études, et au final quelques milliards d’économies ! L’Allemagne reste fidèle à elle-même : les jeunes en dernier. Alors que les universités viennent de rouvrir, les étudiants entendent maintenant : retournez dans vos chambres, vers le radiateur soufflant, que vous devez d’ailleurs payer vous-même.
[…] Au lieu de se refroidir en pleine crise hivernale jusqu’à ce que le pouls s’affaiblisse, les universités devraient proposer un autre deal : nous chauffons pour les étudiantes et les étudiants. Aussi le matin, le soir, le week-end. On y trouve de l’électricité, Internet, de la chaleur, de la nourriture. Il se peut que l’on soit alors à l’étroit, car de nombreuses universités manquent de toute façon de place. Et alors, le séminaire aura lieu dans le couloir et les examens dans l’Audimax. Mieux vaut une université pleine que pas d’université du tout.»
8 Sep 2022
L’explosion du coût de l’électricité en Europe touche fortement les instituts de recherche. Les instituts qui exploitent des superordinateurs, des accélérateurs et des lignes de faisceaux laser gourmands en énergie sont particulièrement en difficulté et, selon l’auteur de l’article, «ils pourraient être les canaris des mines de charbon pour le reste de la science.» Si les prix continuent de grimper en flèche cet automne et cet hiver, l’impact sur la science sera significatif », déclare Martin Freer, un physicien nucléaire qui dirige l’Institut de l’énergie de l’Université de Birmingham. « Ce sera une période difficile à traverser », dit-il. « Cela peut signifier, comme pour le COVID, qu’il y aura une interruption des programmes scientifiques ».
7 Sep 2022
«Grosse consommatrice [d’énergie], l’école polytechnique fédérale s’attend à une hausse de ses frais de plusieurs dizaines de millions de francs. L’institution a mis sur pied une commission de crise et appelle sa communauté à économiser l’électricité. L’enjeu: maintenir coûte que coûte les infrastructures de recherche»
6 Sep 2022
L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, le CERN, élabore actuellement des plans visant à arrêter certains de ses accélérateurs de particules lors des périodes de pointe, a déclaré Serge Claudet, président du comité de gestion de l’énergie du centre. Le CERN réfléchit également à la manière dont il pourrait faire tourner au ralenti le Grand collisionneur de hadrons, le plus grand accélérateur du monde, si nécessaire.
6 Sep 2022
Les régions allemandes (Länder) ont fixé des objectifs en termes d’économies d’énergie pour les universités qui sont «en partie ambitieux». Qu’est-ce qui se passe s’ils n’arrivent pas à atteindre leurs objectifs ? Quelles mesures seraient à prendre si les prix montent encore dû à la guerre en Ukraine? Plusieurs universités considèrent la possibilité de prolonger les vacances de fin d’année. L’Université de Francfort-sur-Main peut s’imaginer de fermer l’université pendant plusieurs jours ou semaines, une option que les autres universités interrogées n’excluent pas non plus, comme «ultima ratio». Deux régions évoquent même la possibilité de retourner à l’enseignement en ligne.