Le 20 octobre 2022, lors d’un colloque à Bordeaux, la ministre de l’enseignement supérieur a donné des gages aux étudiant-es qui voient les universités comme «ankylosées dans des structures disciplinaires parfois fort éloignées des enjeux sociétaux apparus avec le réchauffement climatique.
Selon l’autrice de l’article, «Pour concevoir des modules de sensibilisation et intégrer dans la totalité des cursus disciplinaires les enjeux de la transition écologique, le vrai levier est celui de la formation des enseignants-chercheurs, chantier immense, auquel aucun des futurs groupes de travail ministériels [de l’enseignement supérieur] n’est consacré.
Cléa Fache, coprésidente de l’association de Sorbonne Université Les universitaires planteurs d’alternatives (LUPA), estime que c’est qu’il faut, c’est repenser la place de l’université dans la société. «Elle a un rôle de formation et de citoyenneté». Elle avance: «Les enseignants-chercheurs sont très attachés à leur liberté pédagogique et de recherche, ils se réfugient rapidement dans leur tour d’ivoire et nos rapports sont parfois compliqués»