L’auteur de l’article souhaite que les universitaires soient poussé-e-s à développer des connaissances pratiques pendant les études pour rester attractif sur le marché de travail, qui est devenu rude pendant la crise COVID-19. Selon l’auteur les diplômé-e-s des universités et EPF suisses sont moins bien préparé-e-s au marché du travail que leurs homologues venant des hautes écoles spécialisées (HES). Il serait alors erroné de considérer leur diplôme comme moindre.
Selon une enquête par l’Office fédéral de la statistique des des diplômé-e-s en Master en 2014, seuls 28% d’entre eux-elles occupaient un poste à responsabilité en gestion cinq ans plus tard. En revanche, les diplômé-e-s des hautes écoles spécialisées représentaient près de 40%. L’auteur pose la question si les universités suisses (à l’exception de celle de Saint-Gall) ont perdu leur rôle d’école de cadres.
En particulier l’«[EPF] qui, au cours des dernières décennies, a bénéficié plus que presque tous les autres établissements d’enseignement en Suisse d’un financement public toujours croissant, risque de perdre le soutien […], en particulier auprès de la population locale.» La formation de chercheur-e-s serait une noble cause, mais qui ne correspondrait pas à la demande d’une grande partie de la recherche. Comme le résume un jeune entrepreneur: «La plupart des entreprises n’ont pas les ressources nécessaires pour employer des personnes extrêmement exigeantes en termes de contenu.»