En Grande-Bretagne, la liberté d’expression dans les universités, l’indépendance des médias et des musées ainsi que la souveraineté de l’interprétation sur l’histoire sont au cœur de l’actualité. Au cœur du débat, le positionnement dit «woke», auquel le Premier ministre Boris Johnson a proclamé la guerre.
«Woke» («réveillé») était anciennement un terme pour les noir·e·s américain·e·s qui résistaient contre le racisme. Aujourd’hui, le parti du premier ministre qualifie de «woke» les personnes qui s’engagent contre le racisme, la discrimination sexuelle, pour les droits humains et ou «qui n’acceptent plus le silence sur le commerce d’esclaves».
Pour protéger la liberté d’expression, Boris Johnson a monté un nouveau projet de loi qui donnerait le droit à l’autorité de surveillance des universités de poursuivre les universités en cas de «discrimination à l’encontre des orateurs·trices». Pour l’UCU, le syndicat universitaire, ce projet de loi «n’est rien d’autre qu’un cheval de Troie que le gouvernement utilise pour étendre son contrôle sur les étudiants».
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