Aux Etats-Unis, le bureau de la technologie, de la politique et de la stratégie et le bureau chargé des initiatives DEI ont été supprimés dans le cadre des mesures d’«efficacité».
14 Mar 2025
14 Mar 2025
Aux Etats-Unis, le bureau de la technologie, de la politique et de la stratégie et le bureau chargé des initiatives DEI ont été supprimés dans le cadre des mesures d’«efficacité».
13 Mar 2025
12 Mar 2025
Dans le cadre de la sortie du film «Blame» (avril 2025) du cinéaste et producteur suisse Christian Frei, la NZZ am Sonntag a interviewé le réalisateur aux côtés du zoologiste anglo-américain expert des maladies infectieuses transmises par les animaux aux humains Peter Daszak et du virologue suisse Volker Thiel, ancien membre de la task force Corona. Avec «Blame», Christian Frei se penche sur les accusations, théories du complot et de la géopolitique sur l’origine du coronavirus (controverse aujourd’hui toujours pas résolue), afin de mette en lumière le rôle de la science dans les périodes sombres.
Peter Daszak avoue dans l’article avoir été et continue d’être accusé d’avoir contribué à la création du coronavirus. Il reçoit ainsi souvent des menaces de mort et vit avec sa famille au sein d’un réel dispositif de sécurité. Il estime que ses détracteur·ices veulent le faire taire. «J’ai été démis de mes fonctions de président. Ma carrière est détruite. C’est une forme de terrorisme silencieux», lâche-t-il.
Selon Volker Thiel, il n’existe de preuves pour l’origine du virus ni pour l’hypothèse de la contamination par le marché, ni pour l’hypothèse du laboratoire. Même si la première hypothèse lui semble plus probable, il ne peut toutefois pas, en tant que scientifique, exclure complètement l’autre thèse. «Le problème, c’est que notre société ne peut pas accepter cette réponse. Nous ne voulons pas de probabilités, mais seulement du noir ou du blanc, du oui ou du non. Et celui qui a une autre opinion devient un ennemi. Tant qu’il n’y a pas de preuves claires pour aucun des scénarios, personne ne devrait être cloué au pilori», raconte-t-il.
Alors qu’un manque de transparence de la part des laboratoires chinois est pointé du doigt, Peter Daszak explique : «Au début de la pandémie, la Chine a été très transparente. […] La politique d’information a changé lorsque Trump a commencé à parler de «virus chinois» dans le cadre des demandes de paiement de réparations.» Conséquence ? «Les chercheurs chinois sont devenus beaucoup plus nationalistes, ils publient à nouveau davantage dans des revues chinoises et recherchent moins la collaboration. C’est une véritable perte, y compris pour la sécurité mondiale.»
De son coté, Christian Frei explique que «nous vivons à une époque d’inversion perfide et paranoïde de la vérité», dans laquelle «nous perdons tous nos repères dans [un] brouhaha». Il ajoute : «Les scientifiques sont victimes d’une nouvelle économie de l’attention qui ne vise que les clics. Réduire des relations complexes à des réponses simples est tout simplement impossible. En même temps, les scientifiques sont désagréables pour tous ceux qui utilisent des récits pour faire de la politique.»
Volker Thiel avance qu’en Suisse, «celui qui s’expose trop sur les médias sociaux se fait insulter ou même menacer». Il ajoute: «La grande question pour moi est de savoir comment la politique européenne va réagir : Va-t-elle continuer à soutenir la science ou la combattre à l’avenir, comme le fait actuellement le gouvernement américain?»
10 Mar 2025
««De nombreux chercheurs reconnus s’interrogent déjà sur leur avenir aux États-Unis», écrit Philippe Baptiste, ministre français chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans un courrier adressé à l’Agence nationale de la recherche, aux organismes nationaux de recherche (CNRS, Inserm, etc.) et aux universités. Le ministre demande à ces organismes de lui faire parvenir leurs «réflexions, alertes, analyses et propositions concrètes en la matière, tant sur les technologies et champs scientifiques prioritaires que sur les dispositifs eux-mêmes à mobiliser ou à mettre en place».»
10 Mar 2025
La semaine dernière, Donald Trump a menacé de couper les fonds à toute université autorisant «des manifestations illégales», promettant aussi d’expulser dans leur pays d’origine les étudiant·es étranger·ères «agitateur·ices». Dans ce cadre, l’administration Trump a annoncé vendredi la «suppression immédiate» de 400 millions de dollars (352,3 millions de francs suisses) de subventions fédérales à l’Université de Columbia. L’institution était, au printemps 2024, l’épicentre des manifestations propalestiniennes américaines.
«Ces suppressions représentent la première série d’actions et d’autres devraient suivre», ont écrit vendredi quatre agences et ministères fédéraux, dont ceux de la Justice et de l’Éducation, dans un communiqué qui dénonce «l’inaction face au harcèlement persistant des étudiants juifs».
Les conséquences seront ressenties «non seulement par les professeurs et les étudiants, mais aussi par tous ceux qui bénéficient de la recherche essentielle sur des maladies» et «d’autres problèmes de santé publique, menée à Columbia», a précisé la présidente de l’Association américaine des universités, Lynn Pasquerella.
10 Mar 2025
7 Mar 2025
Des rassemblements sont prévus aujourd’hui aux Etats-Unis pour dénoncer les attaques de Donald Trump envers les scientifiques. Selon Julia Steinberger, contributrice du GIEC, la Maison-Blanche veut la peau de la démocratie
5 Mar 2025
«Tout financement fédéral cessera pour les collèges, écoles ou universités qui permettent des manifestations illégales», annonce Donald Trump sur son réseau social Truth Social. « Les agitateurs seront emprisonnés et/ou renvoyés définitivement dans leur pays d’origine », ajoute-t-il, tandis que «les étudiants américains seront définitivement exclus ou, selon leur crime, arrêtés. PAS DE MASQUES», écrit-il, selon MSN, «déterminé à bouleverser le système éducatif».
3 Mar 2025
«Les débats autour de l’Ukraine et de Gaza ont éclipsé le fait que l’administration Trump se livre aussi à un véritable coup de force dans les milieux scientifiques, en licenciant à tour de bras dans les grandes agences (NIH, FDA, EPA…) et en coupant les financements de recherche, sur fond de lutte contre le wokisme. Les institutions académiques suisses pourraient en bénéficier, comme l’avait compris l’ancien président de l’EPFL Patrick Aebischer, confronté en son temps à une situation analogue.»
«Encore faudra-t-il que la Confédération ne coupe pas, comme prévu, dans les budgets de la formation et de la recherche.», avance-t-il. «Nous devrions au contraire être pragmatiques et octroyer les budgets nécessaires pour attirer les meilleurs talents et le faire savoir.»
3 Mar 2025
Le 20 janvier, le président américain Donald Trump a donné l’ordre aux agences fédérales de mettre fin au financement de programmes de recherche labellisés DEI, pour «diversité, équité et inclusion».
Bras armé de la nouvelle politique américaine, le sénateur républicain Ted Cruz a établi une base de données listant quelque 3400 projets de recherche financés par la National Science Foundation (Fondation nationale pour la science), qu’il qualifie de «wokes», et faisant de «la propagande néo-marxiste»
Un projet de recherche menée au CERN par des chercheurs de l’Université d’Illinois figure sur cette liste : ses recherches sur l’univers ont une dimension pédagogique pour servir à l’enseignement secondaire dans des écoles de Chicago accueillant une population constituée de minorités sous-représentées dans le domaine scientifique.
26 Fév 2025
«Après que Washington a annoncé son retrait de l’Accord de Paris, une série de décrets émis par la Maison-Blanche alarment les experts. Les décisions de Donald Trump risquent de défaire le réseau établi de coopération mondiale sur le climat»
24 Fév 2025
«Les scientifiques américains sont sous le choc: menacés de coupes budgétaires massives par l’administration Trump, ils sont aussi confrontés à une purge visant certains sujets rejetés par la nouvelle administration. Les répercussions pour la recherche sont globales.»
20 Fév 2025
En réaction aux récents développements aux États-Unis affectant l’autonomie de la recherche scientifique, la Fédération européenne des académies des sciences et des humanités ALLEA a lancé un appel invitant les gouvernements nationaux et les institutions internationales aux États-Unis, en Europe et ailleurs à rester vigilants et à renforcer les efforts en cours pour sauvegarder la liberté académique et l’autonomie institutionnelle.
«Nous invitons nos partenaires de la communauté de la recherche et au-delà à manifester leur solidarité avec cet effort pour s’opposer à l’ingérence indue dans l’entreprise scientifique :
19 Fév 2025
Dans le canton de Fribourg, ni l’université, ni les quatre hautes écoles n’ont été touchées par les gel des dépenses décidé par Donald Trump. «Aucun projet en cours n’est financé par de l’argent américain», avancent Viviane Bovey, assistante de direction HES-SO Fribourg et Farida Khali, porte-parole de l’Université de Fribourg.
17 Fév 2025
Voici quelques actions du gouvernement du président Donald Trump qui concernent les universités, et la recherche en particulier:
14 Fév 2025
Alors que l’intelligence artificielle bouleverse le monde et que d’autres Etats investissent massivement dans l’encouragement des talents, le Conseil fédéral veut économiser dans la science. C’est pourtant le contraire qui devrait se produire, avance Torsten Schwede, nouveau président du Conseil de la recherche du FNS. Il se dit optimiste quant à la possibilité d’éviter les coupes annoncées pour le FNS dans le processus politique. «Les conséquences seraient catastrophiques pour le paysage de l’innovation en Suisse.»
Il parle par ailleurs de son domaine de recherche préféré (l’IA) et de son projet d’encourager davantage la recherche interdisciplinaire et de faciliter les coopérations.« Les grands défis tels que le changement climatique ou les conséquences de l’IA ne peuvent être abordés que par l’interaction de différents domaines de recherche. C’est un défi lorsque les disciplines ne parlent pas la même langue. À partir du 1er avril, les demandes de recherche ne seront plus évaluées dans des domaines spécialisés fixes. Nous faisons appel à des experts qui sont en mesure de jeter des ponts et d’évaluer la valeur ajoutée de la recherche interdisciplinaire.»
14 Fév 2025
Dans une vidéo postée sur Instagram, un membre du collectif Camp_unil_pal salue les recommandations du rapport éthique sur les collaborations externes et demande que l’UNIL «prenne immédiatement les mesures qui en découle[nt]».
«Selon le rapport, l’Université de Lausanne ne doit pas collaborer avec des institutions qui, par exemple, utilisent le travail des enfants, participent à une guerre d’agression ou violent des droits humains. Un tel cadre éthique existe dans de nombreuses universités à travers le monde. Cependant, l’UNIL, n’avait encore rien mis en place et agissait au cas par cas. Par exemple, elle avait rompu ses lien avec les universités russes qui soutiennent l’agression en Ukraine. En revanche, elle a maintenu toutes ses collaborations avec les universités israéliennes malgré leur implication dans les crimes de guerre commis à Gaza.
Ce rapport éthique ne concerne pas seulement la Russie ou l’Israël, l’UNIL a de nombreux partenariats avec des universités à travers le monde et il est important qu’elle les reconsidère sous l’angle des droits humains. Par exemple l’UNIL collabore avec quatre universités des Etats-Unis qui contribuent au développement d’armes nucléaires, selon l’ONG suisse ICAN. Au Royaume-Uni, elle est partenaire de l’Université de Sheffield, qui contribue au développement d’armes, selon deux ONG britanniques. En Turquie, elle est partenaire de l’Université d’Istanbul, qui ne respecte pas la liberté de réunion de ses étudiants queer, selon l’ONG turque ÜniKuir. Toujours en Turquie, elle entretient des relations avec l’Université de Koç, qui a banni un étudiant kurde alévi qui a été torturé par deux autre étudiants. Toutes ces collaborations doivent être étudiées au cas par cas afin de s’assurer que l’UNIL et ses chercheurs et chercheuses ne contribuent pas à des violations des droits humains. Dans certains cas, une étude approfondie peut demander beaucoup de temps. C’est pourquoi le groupe à recours à un dispositif applicable immédiatement: dès lors que des soupçons crédibles incriminent une université partenaire, l’Université doit suspendre les accords. […]»
14 Fév 2025
Le journal Science alimente depuis le 13.02. un «Trump Tracker» qui traite les sujets liés à la politique du gouvernement américain par rapport aux sciences.
12 Fév 2025
«Si les Etats-Unis ont souvent été considérés comme plus avancés en matière de politique d’intégrité scientifique, notamment avec la création du Bureau de l’intégrité de la recherche dès 1992, l’Europe ne peut aujourd’hui se permettre de rester spectatrice. La recherche scientifique étant par nature internationale, un démantèlement même temporaire des politiques d’intégrité aux Etats-Unis aurait des répercussions mondiales à plus ou moins longue échéance. Il revient aux organisations et aux sociétés savantes européennes de faire preuve de vigilance et de soutenir activement leurs homologues qui, outre-Atlantique, devront se mobiliser pour l’indépendance de la science.»
7 Fév 2025
Lors d’un débat d’experts sur l’impact de la géopolitique sur la recherche, deux sujets ont été beaucoup discutés.