Wolf Lindner, professeur en sciences politiques, se prononce en faveur de la conservation des différences entre hautes écoles spécialisées et universités.
11 Mai 2017
11 Mai 2017
Wolf Lindner, professeur en sciences politiques, se prononce en faveur de la conservation des différences entre hautes écoles spécialisées et universités.
10 Mai 2017
Alors que l’EPFZ et les Universités de Bâle et Zürich avaient révoqué les activités de recherche et d’enseignement de l’historien Daniele Ganser, connu pour ses théories du complot concernant les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, le fait que l’Université de St-Gall ne lui ait pas encore retiré sa charge de cours suscite l’incompréhension. Selon Hugo Stamm, journaliste spécialisé dans les théories du complot, la réputation de l’institution pourrait en souffrir.
8 Mai 2017
Le mandat de Luciana Vaccaro, à la tête de la HES-SO, a été reconfirmé pour les quatre prochaines années. Dans un entretien donné au Temps, elle présente ses réalisations et les objectifs pour les années à venir. Avec une augmentation des immatriculations en bachelor, elle estime que la HES-SO a gagné en visibilité et en crédibilité tout en parvenant à stabiliser la charge que représente cet accroissement. Par ailleurs, elle prendra la présidence de UAS4Europe, une association des hautes écoles spécialisées de divers pays européens, afin de rendre la HES-SO plus présente sur la scène internationale. Elle veut aussi continuer à innover et à adapter les filières aux nouveaux métiers qui vont émerger face à la numérisation de la société.
3 Mai 2017
Le président de l’Université de Maastricht estime que les fonds de pension universitaires devraient davantage s’investir dans les entreprises dérivées des universités susceptibles à dégager des bénéfices à long terme pour la société. Ces fonds auraient un rôle essentiel pour établir un effet « triple helix » entre universités, le secteur privé et le gouvernement régional. Ce type d’investissement pourrait adresser les préoccupations éthiques croissantes concernant les actifs détenus par les caisses de retraites universitaires. Des activistes en Grande-Bretagne ont demandé à la plus grande caisse de pensions universitaire, qui contrôle 50 milliard de livres, à déinvestir aux entreprises de la défense, aux entreprises pétrolières et à l’industrie du tabac, où elle détient d’importantes participations.
1 Mai 2017
Depuis quelques années, les classements des universités se sont multipliés. Dans certains pays, ils sont désormais pris en compte lors de l’octroi de financements ou la mise en place de politiques publiques liées au renforcement de la visibilité des institutions nationales à l’international.
Recteur de l’Université de Zurich et président du réseau Swissuniversities, Michael Hengartner estime que « les rankings sont devenus un véritable marché. Il est difficile de les ignorer, mais il ne faut pas non plus se laisser diriger par eux. » Rédacteur responsable des classements pour le magazine britannique Times Higher Education, l’une des références en la matière, Phil Baty défend le système : « En plus de fournir des indicateurs aux responsables académiques et aux politiques, les classements permettent de fournir un outil de comparaison aux étudiants pour la mobilité internationale. » Il réfute l’idée qu’il en existerait trop : si certains des classements récemment apparus comportent de nombreux défauts, leur prolifération reflète la multiplicité des modèles d’excellence pour l’éducation supérieure.
27 Avr 2017
Mauro Dell’Ambrogio, Secrétaire d’Etat à la formation, remet en question les 530 millions de francs que les Universités de Bâle, Berne, Lausanne et Zurich versent aux hôpitaux universitaires cantonaux respectifs (180 millions pour le CHUV) comme compensations pour la formation de base que ces derniers fournissent aux futurs médecins. Ces 530 millions correspondent à 85% des contributions annuelles de la Confédération aux universités et sont absorbés par les hôpitaux cantonaux pour 700 diplômes délivrés annuellement – seulement 4% de tous les diplômes universitaires. Cas particulier dans le système de formation, les coûts de la formation pratique des médecins sont donc assumés par les universités (les tribunaux n’exigeant par exemple pas d’être remboursés pour les stages des futur·e·s juristes). Alors que la formation pour la médecine humaine est extrêmement onéreuse et les places d’études limitées, Mauro Dell’Ambrogio espère que le nouveau programme de financement fédéral pour la médecine pourra changer la situation actuelle, puisque la formation de certains cursus sera désormais étalée sur plusieurs cantons.
26 Avr 2017
Dans un courrier des lecteurs, Jean-François Emmenegger [de l’Université de Fribourg] défend la discrétion lors du financement de chaires professorales par des fonds tiers. Selon lui, les industries qui financent ces postes attestent la qualité de recherche et d’enseignement d’une université. Il ne serait pas nécessaire d’en assurer la transparence, l’économie n’ayant pas de mauvaise influence sur la bonne marche de l’université.
24 Avr 2017
Dans la compétition internationale pour les étudiants les plus talentueux et les professeurs le plus renommés, les universités investissent de plus en plus de moyens dans le marketing. L’ETH de Zurich et l’Université de Saint-Gall (HSG) estiment que pour rester compétitif, il est nécessaire d’être présent dans les médias internationaux.
Pour Jürg Roggenbauch, porte parole de la HSG, une bonne visibilité est garantie quand il y a des bons experts qui sont attractifs pour les journalistes à la recherche de sujets pertinents. Le HSG mandate alors depuis des années une agence PR avec des sièges à Londres, Vienne et Francfort. Cette agence met les experts en contact avec des médias germanophones « culturellement proches », mais également avec des médias anglophones. L’ETH et la HSG forment les conférenciers dans le passage à la radio ou à la télévision. La HSG a même mis en place un studio de télévision, qui permet des interviews télévisés en direct.
L’ETH organise plutôt des événements à l’étranger à des endroits stratégiques, comme sur les côtes des Etats-Unis ou en Asie, en invitant la presse. L’EPFL n’a pas engagée une agence PR, mais entretient toutefois un bon réseau. Elle travaille étroitement avec Swissnex, ce qui facilite la mise en contact entre journalistes et chercheur·e·s.
24 Avr 2017
Le conseiller aux Etats Didier Berberat, jusqu’ici vice-président, est le nouveau président du conseil de l’Université de Neuchâtel. Plus resserré – neuf membres au lieu de 19 précédemment, tou·te·s nouveaux·elles venu·e·s à l’exception de Didier Berberat –, celui-ci se voit attribuer de nouvelles compétences avec la loi entrée en vigueur le 1er janvier dernier, qui donne plus d’autonomie à l’université.
20 Avr 2017
Depuis fin 2015, l’Université de Fribourg bloque l’accès à des sites web « de certaines catégories » (pornographie, malware, téléchargements « peer-to-peer », phishing, contenu appelant à la violence et sites webs permettant de surfer anonymement). Si la rectrice parle de mesure de sécurité, un étudiant en droit estime qu’il s’agit de censure : « Ce n’est pas la mission de l’université de tenir ses étudiants et collaborateurs en tutelle ». L’EPFL a également restreint l’’accès à certains sites web, mais seulement ceux au « contenu dangereux », contenant par exemple des virus.
17 Avr 2017
Il n’y a pas assez de places en pédagogie spécialisée dans les HEP suisses, au regard du nombre de candidat·e·s postulant pour un tel cursus. Les HEP ont fortement augmenté leurs effectifs ces dernières années mais ne répondent toujours pas aux besoins des écoles en enseignant·e·s spécialisé·e·s.
13 Avr 2017
Les comptes annuels de l’Université de Bâle sont quasiment équilibrés au terme de 2016. Elle a reçu moins de fonds tiers qu’en 2015, mais la Basellandschaftliche Zeitung relève qu’en comparaison suisse, elle reste la haute école qui reçoit le plus de fonds tiers par professeur·e. Le nombre d’étudiant·e·s augmente par ailleurs constamment, et un·e doctorant·e sur deux vient de l’étranger.
13 Avr 2017
Un étudiant souhaite intégrer le Conseil de l’Université de Bâle, dont la composition sera renouvelée en janvier 2018. Il veut y faire entendre la voix du corps estudiantin, qui contribue également à financer l’institution. La législation cantonale exclut cependant qu’un·e membre du Conseil fasse partie de la haute école.
12 Avr 2017
Certain·e·s des professeur·e·s et chargé·e·s de cours engagés par l’Université de Fribourg pour enseigner sont rémunérés par des entreprises privées plutôt que par la haute école. Astrid Epiney, la rectrice de l’Université, assure que les compétence de ces enseignant·e·s s’intègrent « parfaitement dans le programme d’études ». Le manque de transparence des liens entre recherche académique et industries privées est cependant dénoncé, l’Université ne publiant pas de registre des liens d’intérêt comme le font les Universités de Bâle ou Zurich. Interrogée par 20 minutes, Géraldine Falbriard, porte-parole de l’Unil, déclare que les chargés de cours sont payés sur le budget attribué par le Canton de Vaud.
12 Avr 2017
Dans l’éditorial de L’Express, les dysfonctionnements de l’Université de Neuchâtel sont critiqués : l’affaire du professeur plagiaire et celle d’un étudiant n’ayant toujours pas, après 10 ans, reçu son diplôme, révéleraient les agissements inacceptables de certain·e·s professeur·e·s à l’égard de leurs étudiant·e·s ou dans leur propre travail académique. L’auteur dénonce l’impunité ayant cours dans le monde académique, et en particulier à Neuchâtel.
5 Avr 2017
La professionnalisation de la gestion des hautes écoles ouvre des nouvelles perspectives – particulièrement pour le corps intermédiaire. Ceci peut se concrétiser par la création des très controversés postes fixes pour l’enseignement et la recherche (« senior scientists », « lecturers » etc.). Avec l’autonomisation des universités, les exigences relatives aux structures d’organisation et de direction ont augmenté, les facultés et instituts étant aussi concernés. La gestion autonome doit constamment faire face à des problèmes de surmenage et surcharge, estime Philipp Balzer, qui travaille depuis la création de ce poste en 2011 comme « gérant » de la Faculté de philosophie de Zurich.
Les organes dirigeants, confrontés de plus en plus souvent à des tâches managériales complexes, sont fréquemment occupés par des personnes qui sont « socialisés purement au milieu académique ». Celles et ceux souhaitant participer à la gestion autonome doivent le faire au détriment de la recherche, les tâches liées à l’enseignement étant fixes. C’est pourquoi un grand nombre de postes a été créé, avec pour résultats « de meilleures décisions, des procédures plus courtes, plus de sécurité juridique et des nouvelles compétences ».
La professionnalisation de la gestion et de l’administration n’est pas toujours accueillie favorablement mais un sondage des hautes écoles suisses en 2016 indique qu’il est urgent d’agir dans ce sens. Les processus de professionnalisation ne réussissent toutefois que lorsque les scientifiques sont convaincus de leur utilité et lorsque les exigences par rapport aux dirigeant·e·s sont clarifiées.
5 Avr 2017
En Suisse, il est impossible d’effectuer un doctorat dans une haute école spécialisée (HES). L’auteure de cet article plaide pour une reconnaissance de la recherche, plus orientée vers la pratique, telle qu’elle est faite dans les HES, et l’attribution à ces dernières du droit d’accréditation, correspondant à leurs nouvelles contributions à la recherche scientifique.
3 Avr 2017
L’Université de Zurich renonce à porter plainte pour les cas d’espionnage de conférences ou d’évènements critiques vis-à-vis du régime turc. Elle renforcera cependant son personnel de sécurité et à l’avenir renverra directement les personnes se comportant de manière suspecte.
27 Mar 2017
Nicolas Giannakopoulos, criminologue à l’Université de Genève critiqué pour ses multiples liens d’intérêts, a récemment été suspendu de ses fonctions de directeur adjoint de l’Observatoire universitaire de la sécurité. L’Université cherche à faire la lumière sur le financement d’un séminaire qu’il a organisé en octobre dernier et consacré à l’affaire 1MDB, le scandale de corruption autour du fonds souverain malaisien. Elle veut s’assurer que ce financement « non institutionnel répond pleinement aux règles ».