Pour la quatrième fois, le Conseil fédéral propose de prolonger le moratoire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Le nouveau délai irait jusqu’en 2025.
Pour Christian Wasserfallen, conseiller national PLR (BE), cette décision est inconstitutionnelle. «Quand on parle crise climatique ou coronavirus, on nous demande d’écouter la science. Mais dès qu’il est question d’OGM, on l’oublie.». Il met en avant les nombreuses études dans le cadre du Programme national de recherche 59, qui concluent que les OGM ne présentent pas de risques particuliers.
Au parlement, seul le PLR est actuellement prêt à lever le moratoire sur les OGM dans l’agriculture. Puis, le parti vert’libéral ne veut pas d’une interdiction totale, pour ne pas empêcher l’émergence de nouvelles technologies, comme la CRISPR/Cas9 par exemple.
Fabien Fivaz (Verts/NE) rappelle que le moratoire prévoit expressément une exception pour les scientifiques: «La recherche n’est pas impactée, […]les paysans n’ont aucun intérêt à recourir à ces pratiques, puisque les consommateurs n’en veulent pas.»
Les membres de la Commission de la science de l’éducation et de la recherche restent majoritairement partisan·e·s du moratoire. Valérie Piller Carrard (PS/FR) déclare avoir eu de premières auditions avec des représentantes du monde scientifique sur les nouvelles technologies. «Certaines conclusions sont moyennement rassurantes» remarque-t-elle.