Les assistant-es de recherche et d’enseignement de l’IHEID à Genève dénoncent des salaires trop bas et le refus de la direction de négocier. En effet depuis quelques années, ils et elles se battent pour un meilleur salaire, adapté à leur travail et le coût de la vie au bout du lac. A présent, ils gagnent 1900chf par mois plus des aides qui ramenaient leur revenu à CHF 3400 (CHF 2977 après déductions), ce qui n’est pas suffisant à Genève pour vivre correctement, surtout avec un contrat de 100%. Par ailleurs, en 2020 Genève a fixé le salaire minimum à 4000chf mensuel pour un 100% (40 heures semaine), ce que les assistant-es ont par la suite fait remarquer à la direction de leur institut. Suite à cela l’institut à bien voulu changer les contrats unilatéralement, non pas sur le salaire, mais sur le temps de travail par rapport au salaire. D’un 100%, ils sont passés à un 45%, sans adapter la charge de travail. «Seul l’IHEID ne salarie pas la thèse, ce qui lui permet de ne pas payer les charges sociales», ajoute la syndicaliste Clara Barrelet du syndicat Sit.
23 Nov 2022