Comment faire valoir ses recherches malgré l’annulation des rencontres académiques? Cette problématique, soulevée par Nature, engendre un questionnement de fond sur la manière de se réunir entre scientifiques aujourd’hui. Ré-imaginer cette pratique pourrait permettre d’inclure plus de scientifiques dans les débats – notamment handicapé·e·s, venant d’universités plus pauvres ou ayant des enfants à charge – et de limiter l’empreinte carbone de la recherche.
À titre d’exemple, l’annulation de la rencontre de l’American Physical Society (APS) a donné lieu à la création d’une plateforme virtuelle nommée Virtual APS March Meeting, à laquelle on pu se connecter des scientifiques qui ne seraient pas venu·e·s.
Nature rapporte encore l’initiative de deux scientifiques de l’University College London (UCL) qui proposent de visionner des conférences en ligne jusqu’au 14 mai, jour qui donnera lieu à des conversations en ligne à propos de ces mêmes conférences.
Il est encore à noter que d’autres organisateur·ice·s d’événements académiques n’ont pas eu la chance de pouvoir se relever si facilement. «On ne peut pas simplement et soudainement adapter une conférence», souligne l’une d’elles·eux.