1 Mar 2022
1 Mar 2022
28 Jan 2022
Grégory Coutaz de l’Université de Tamkang, Taiwan, met en garde les universités suisses contre l’afflux des étudiant-e-s chinois-es (+27% en Suisse depuis 2019).
«L’un des problèmes que posent ces jeunes chinois vient du fait que parmi eux se trouve une minorité biberonnée au nationalisme qui n’accepte plus un enseignement perçu comme «anti-chinois». Encouragés par l’influence grandissante de la Chine sur la scène internationale, ces étudiants s’attaquent directement à leurs professeurs en les harcelant, les intimidant ou en se livrant au doxing (c’est-à-dire la diffusion de données personnelles sur internet), dès lors que ceux-ci se montreraient critiques envers le Parti communiste ou discuteraient de questions sensibles comme Hongkong, le Xinjiang, le Tibet ou Taïwan. […] Autrefois réservés aux seules universités anglo-saxonnes, ces débordements sont désormais présents en Europe. […] Il n’est pas question ici, bien sûr, d’interdire aux étudiants chinois l’accès à nos amphithéâtres et à nos laboratoires. En revanche, il est de la responsabilité des universités de prendre les mesures adéquates pour se protéger contre la promotion d’un narratif officiel, le siphonnage des connaissances et les tentatives de manipulations des étudiants. Cela passe par un renforcement accru des contrôles et la nécessaire divulgation de tous les incidents […].»
25 Nov 2021
L’Université de Saint-Gall est arrivée à la conclusion, moyennant deux groupes de travail internes, qu’elle n’est pas influencée par la chine. Le seul expert externe du groupe de travail était, jusqu’à récemment, membre du Conseil d’administration d’un Institut Confucius, rattaché au Ministère chinois pour l’éducation. L’auteure de l’article en vient à la conclusion: L’université souhaite se disculper elle-même.
Un des rapports préconise cependant l’établissement d’un nouveau groupe de travail d’experts interne externes pour discuter des problèmes comme l’autocensure lors d’une collaboration avec la Chine. Par ailleurs, le sénat de l’Université organisera un atelier sur les particularités d’une collaboration scientifique avec la Chine.
22 Nov 2021
Un doctorant à la HSG avait critiqué le Parti communiste chinois et sa gestion de la pandémie sur Twitter. La conséquence: sa directrice de thèse a interrompu sa supervision. Pour examiner des éventuelles influences chinoises sur la recherche et l’enseignement, l’Université de Saint-Gall (HSG) a ensuite mis en place deux groupes de travail. La première avait comme tâche de dresser un état des lieux des relations de la HSG avec la République populaire de Chine, la deuxième a examiné le cas particulier du doctorant.
Le premier groupe n’a trouvé aucune influence chinoise sur le financement des projets de recherche. En revanche, le rapport a mis l’accent sur les relations étroites entre une association d’étudiant-e-s chinois-es (CSSA St-Gall) et l’ambassade de Chine à Berne. L’association n’est pas reconnue comme une association officielle à la HSG. Toutefois, un ancien président de la CSSA est dirigeant d’une plateforme appelée Swiss-Sino Innovation Center (SSIC), qui fonctionne comme réseau d’acteurs contrôlés par le parti communiste pour promouvoir ses intérêts. Selon le rapport, les dirigeants des CSSA sont directement subordonnés à l’ambassade de Chine à Berne et l’association exercerait un certain contrôle sur les étudiant·e·s chinois·es à l’étranger. Mais aucune influence directe de la CSSA sur la HSG n’a pu être prouvée.
Concernant le licenciement du doctorant, le rapport postule qu’il n y’a eu aucune influence de la Chine et que «cette influence n’existait que dans l’imagination du doctorant et de la professeure». La HSG s’excuse pour le blocage du compte e-mail du doctorant, qui selon elle, n’étais pas dû au tweet mais à un grossier courriel du doctorant à sa directrice de thèse.
13 Août 2021
L’expert de la Chine et membre du conseil universitaire de la HSG (Université de Saint-Gall) Patrick Ziltener prend position sur l’affaire du doctorant qui avait critiqué le gouvernement chinois sur Twitter et qui, en conséquence, n’a pas pu terminer son doctorat à la HSG [NZZ du 3.08.2021].
M. Ziltener salue les efforts en cours pour élaborer des lignes directrices pour la coopération avec la Chine, qui seront bientôt publiées par swissuniversities, ainsi que la mise en place d’un groupe de travail chargé d’examiner les éventuels domaines d’atteinte à la liberté d’enseignement et de recherche.
«Cette mesure arrive un peu tard», selon M. Ziltener, parce que la Chine exerce son influence «depuis des années». Il interrogera également le conseil universitaire à ce sujet.
Dans sa réponse en mai à une question parlementaire, le Conseil fédéral a également fait référence aux lignes directrices. Il a écrit qu’il ne disposait pas d’informations concrètes faisant état d’une influence exercée dans le sens d’une restriction des libertés académiques. Cependant, les universités étaient conscientes de la question et ont échangé leurs points de vue sur le sujet.
La seule situation connue d’une interférence de la Chine est celle de l’ambassadeur chinois sur la Haute école zurichoise des beaux-arts (ZHdK) après un film sur les manifestations à Hong Kong. «Le recteur de la ZHdK est resté ferme et s’est référé à la liberté artistique.»
Le spécialiste de la Chine rappelle également le fait «scandaleux» du mois de mars, la Chine avait prononcé une interdiction d’entrée pour dix scientifiques, politiques ainsi que l’Institut Mercator pour des études sur la Chine. «Un plus grand point de discorde viendra inévitablement», d’où l’importance des lignes directrices venant de swissuniversities.
11 Août 2021
«Biologiste suisse, Wilson Edwards a récemment volé au secours de Pékin sur son compte Facebook, en dénonçant la politisation de la pandémie de Covid-19 par les Etats-Unis en vue de valider la théorie de la fuite d’un laboratoire de Wuhan. Problème: Wilson Edwards n’existe pas.»
9 Août 2021
Suite à l’article de la Neue Zürcher Zeitung qui détaille l’histoire d’un doctorant de l’Université de Saint-Gall (HSG) qui s’est fait expulser à cause de ses tweets critiques sur le gouvernement chinois, la HSG lance une enquête externe. A l’origine, la HSG avait déclaré qu’il n’y ait eu aucun comportement injuste de la part de l’université ou de la directrice de thèse. Cette dernière avait brusquement mis fin à la relation de mentorat après avoir reçu des mails « concernées de la chine ».
3 Août 2021
Un nouveau scandale vient secouer l’Université de Saint-Gall (HSG). Un doctorant s’est fait refuser la continuation de son doctorat après avoir critiqué la gestion de la pandémie du gouvernement chinois sur son compte twitter. Sa directrice de thèse l’a contacté par mail pour l’informer qu’elle a reçu «plusieurs courriers énervés de Chine» qui disent que le doctorant publiait du contenu «de type néo-nazi». Puis, après avoir évoqué la crainte de ne plus recevoir de visa elle-même pour la Chine à cause de ce tweet, elle a directement mis fin à la relation de mentorat. Les tweets en question accusaient le gouvernement chinois de mener une stratégie de dissimulation dans la gestion de la pandémie.
Le doctorant, qui menait ses recherches sur la pollution de l’environnement, vivait et étudiait depuis trois ans à Wuhan grâce à une bourse alloué par la Chine, mais été resté coincé en Suisse au début de la pandémie. Au lendemain de son échange de mail avec la professeure, son compte de l’université avait été supprimé et il s’est retrouvé exmatriculé. La HSG démenti pourtant de l’avoir expulsé à cause de cette histoire et met en avant qu’il n’était officiellement plus doctorant à la HSG, et qu’il aurait lui-même pris la décision de s’exmatriculer.
Sur deux pages, la Neue Zürcher Zeitung détaille le cas dans sa complexité et discute la problématique de l’influence grandissante du gouvernement chinois sur les universités suisses.
11 Juin 2021
Le projet de la construction d’une université chinoise à Budapest est sous le feu des critiques. Le week-end dernier, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour manifester contre la construction du premier campus de l’université d’élite Fudan hors de Chine. Celui-ci devait être construit en 2024 par l’entreprise publique chinoise de construction CSCEC et payé par les contribuables hongrois. Elle fait partie de la politique «d’ouverture à l’Est» que le premier ministre poursuit depuis de nombreuses années. Le coût prévu d’environ 1,7 milliard de francs dépasse le budget annuel de la Hongrie pour l’ensemble de son système d’enseignement supérieur, un domaine qui manque notoirement d’argent. Selon le journal Neue Zürcher Zeitung, un financement par le biais d’un prêt chinois entraînerait Budapest dans une dépendance risquée à l’égard de Pékin.
Sous la pression publique et politique, le premier ministre a maintenant fait marche arrière et a déclaré qu’il organiserait un référendum sur la construction de l’Université Fudan après les élections nationales.
9 Juin 2021
«Dans un rare moment d’union entre démocrates et républicains, le Sénat américain a adopté mardi un projet de loi prévoyant des investissements ambitieux dans la science et les technologies, présenté comme un texte « historique » pour contrer la menace économique de la Chine et son modèle « autoritaire ».»
18 Mai 2021
Il y a plus de cinq ans, la Haute école des beaux-arts de Zurich (ZHdK) a signé un contrat avec l’Institut de technologie de Harbin pour la création d’une école commune de design à Shenzhen. Alors que l’Institut devrait ouvrir ses portes à l’automne, l’organisation étudiante de la ZHdK «Verso» demande que la HES mette fin à cette collaboration. Ces dernières semaines, elle a lancé une pétition dans ce sens.
La crainte est que la coopération restreigne la liberté artistique et de l’enseignement et que les professeur·euse·s qui enseigneront sur place pourraient se mettre en danger s’îls-elles se montrent critiques envers la politique chinoise. De plus, le lien étroit entre l’Institut et l’armée laisse craindre que les innovations produites seront utilisées à des fins militaires.
La direction de la ZHdK travaille maintenant à l’élaboration d’un «catalogue de valeurs» pour la coopération avec la Chine dans laquelle elle définit ces lignes rouges. Thomais Meier, directeur de la ZHdK admet pourtant être conscient que la Chine n’y adhérera pas, mais qu’une ligne directrice est néanmoins utile pour indiquer clairement quand les valeurs sont violées et quelles mesures suivront.
8 Mar 2021
La Chine veut à l’avenir dépenser plus de 7 % [du PIB] par an pour la science, comme l’a écrit le gouvernement dans son rapport de travail pour le 13e Congrès national du peuple. Rien que cette année, par exemple, les investissements dans la recherche fondamentale doivent être augmentés de 10,6 %.
Le plan met en évidence sept domaines clés : l’intelligence artificielle de nouvelle génération, l’information quantique, la recherche sur le cerveau, les semi-conducteurs, la recherche génétique et la biotechnologie, la médecine clinique et la santé, et l’exploration spatiale, hauturière et polaire.
15 Fév 2021
La Confédération est en train d’adapter sa stratégie sur la Chine. Le professeur émérite d’économie Beat Hotz-Hart s’inquiète de l’influence croissante des dirigeant-e-s chinois-e-s sur l’enseignement, la recherche et le développement des universités chinoises et invite la Suisse à en tenir compte, autant dans sa politique de coopération universitaire que dans la stratégie sur la Chine.
Il rappelle que la coopération entre la Suisse et la Chine est soumise aux principes de l’intégrité et de l’indépendance de la recherche ainsi que de la liberté d’expression, comme ils ont été définis par la déclaration d’Hefei en 2013. Cette déclaration a été signée par des présidents universitaires européens membre de LERU, de Chine, des Etats-Unis et d’Australie.
A l’heure actuelle, l’auteur observe cependant une modification profonde de la vision du rôle des universités en Chine : la liberté d’expression par exemple n’est plus garantie et les performances idéologico-politiques sont au centre de l’évaluation des enseignant-e-s universitaires. Les autorités chinoises tentent aussi d’influencer les discussions universitaires dans d’autres pays en surveillant les étudiant-e-s et universitaires chinois.
Selon Beat Hotz-Hart, les politicien-ne-s et universités devraient alors insister pour que ces principes d’Hefei soient respectés. D’ailleurs, le soutien à la déclaration devraient, selon lui, être une condition préalable pour toute nouvelle collaboration avec une université chinoise.
19 Jan 2021
La NZZ am Sonntag a publié un dossier sur l’emprise de la Chine sur la Suisse. Il parle des rachats d’entreprises (e.g. Syngenta), de clubs de football (Grasshopper Club), de l’ingérence politique, mais aussi de l’espionnage dans la recherche.
Le Service de renseignement de la Confédération prévient dans un rapport des dangers de l’espionnage chinois dans les institutions de recherche suisse. Le Professeur Raplph Weber de l’Université de Bâle ajoute: «Des instituts comme le PSI devraient être particulièrement préparé à ce cas de figure». Il a rédigé une analyse du réseau du partie communiste en Suisse. Dans cette analyse, un professeur chinois en physique nucléaire au PSI serait une des personnes clés. «Les acteurs doivent être conscients que les collaborations de recherche fonctionnent différemment avec les régimes autoritaires.»
Selon une loi chinoise de 2017, les étudiant-e-s chinois sont obligés de collaborer, sous demande, avec le service secret. Il y a 993 étudiant-e-s chinois-e-s à l’EPFZ (2019), et 440 à l’Université de Zurich (2021).
L’ambassade chinoise rejette les accusations d’une prise d’influence dans l’université.
8 Oct 2020
L’Institut Confucius de l’Université de Bâle (CIUB) ferme ses portes après sept ans de service. Le Bureau chinois de l’enseignement des langues étrangères voulait limiter les activités du CIUB à un enseignement linguistique – ce que l’université à refusé. L’idée originale du CIUB était de construire une sorte de pont culturel entre la Chine et la Suisse. Mais une telle plateforme d’échanges culturelles présuppose une liberté académique, que la limitation à un enseignement linguistique n’aurait plus garantie.
Les 486 instituts Confucius recensés à travers le monde font l’objet de maintes critiques des chercheur-e-s de l’occident. Considérés comme des porte-voix destinés à prêcher la bonne parole du Parti communiste chinois, «une partie des occidentaux est devenue plus prudente, voire réticente à s’engager dans des partenariats ou des collaborations» reconnaît Gérald Béroud, président de la section romande de la Société Suisse-Chine.
1 Oct 2020
La Haute École d’art de Zurich (ZHdK) participe dans le projet de construction d’une école de design en Chine, en collaboration avec la Chinese Harbin Institute of Technology (HIT) à Shenzhen. La ZHdK est déjà en train de développer des programmes d’études et de recruter du personnel.
Ce programme suscite des interrogations quant à la liberté académique. La HIT, avec laquelle la ZHdK envisage une coopération académique par la suite, est étroitement liée à l’armée chinoise et a été mise sur une liste noire des Etats-Unis. Par ailleurs, le régime chinois vient de publier le projet d’un nouveau code de conduite pour les enseignants étrangers. À l’avenir, toute personne souhaitant enseigner en Chine devra suivre une formation idéologique de base et sera soumise à un système de points qui punira les comportements non conformes par des évaluations négatives.
Sur la question s’il y a une «ligne rouge» à ne pas dépasser, le recteur de la ZHdK Thomas Meier répond: «Si nous sommes activement empêchés dans nos activités, nous sortirons». L’auteur de l’article estime qu’il est peu clair pourquoi la haute école prend des tels risques pour avoir une présence à Shenzen.
11 Août 2020
Selon le journaliste de la NZZ, il est temps que la Suisse se tienne en garde contre la Chine et sa politique «agressive» d’expansion qui ignore quotidiennement les conventions des droits humains dans plusieurs domaines, dont la recherche académique n’est pas exempte.
Le gouvernement chinois se serait notamment servi de collaborations internationales entre hautes écoles, par exemple en recherche fondamentale, pour mener de l’espionnage. C’est ce que conclut la base de donnée «unitracker.aspi.org.au.zu», menée par le groupe de réflexion «Australian Strategic Policy Institute» (ASPI). Celle-ci montre la connexion qui existe entre les hautes écoles chinoises et l’Armée, les violations des droits humains et l’espionnage. Les universités suisses devraient donc périodiquement vérifier que leurs chercheur·e·s ne soient pas involontairement victime d’exploitation par l’appareil de sécurité chinois.
15 Avr 2020
L’article de la Neue Zürcher Zeitung am Sonntag revient sur plusieurs cas d’influence chinoise en Suisse et constate une hausse générale de cette influence dans le pays.
Un encart annonce cependant la fermeture de l’Institut Confucius de Bâle. Plus de 500 Instituts Confucius promeuvent la culture et la langue chinoise à travers le monde. Ouvert en 2013, l’Etat chinois et l’Université ne se sont pas entendus sur la fonction que devait remplir cet Institut, un pôle d’échanges culturelles pour l’Université de Bâle et un centre de langue pour l’Etat chinois. Les deux partenaires ont annoncé sa fermeture. Son existence était d’autant plus remise en cause car il suivait visiblement les manœuvres politiques et idéologiques de la Chine.
L’ancien Recteur de l’Université de Bâle à l’origine du projet, Antonio Loprieno, parle d’une désillusion, tout comme Hans Roth, ex-diplomate également impliqué dans ce rapprochement. Ils constatent l’impossibilité d’ouvrir le dialogue entre la Chine et l’Occident ainsi que l’impression de servir d’instrument de propagande chinoise au cœur de l’Europe, d’autant plus que l’Etat chinois avait limité la liberté d’action de l’institut.
7 Mai 2019
Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a décidé unilatéralement d’interrompre un cours de formation continue de l’Université de Lausanne (UNIL) – au sujet des droits de l’Homme – pour les haut·e·s fonctionnaires de l’administration chinoise.
Guido Palazzo, Professeur d’économie à l’UNIL et Directeur de la formation continue, ne cache pas sa déception face à la décision du DFAE,«Le cours a été une occasion unique de s’entretenir avec de hauts représentants de l’administration chinoise et des membres du Parti communiste sur des questions telles que les droits de l’homme, la pollution et la protection de l’environnement, les droits des travailleurs, l’économie durable, mais aussi la corruption.»
La porte-parole du DFAE, Noëmi Charton, a justifié l’abandon de la formation continue par une «réorientation en coopération avec la Chine.»
30 Oct 2018
L’Université de Genève a ouvert un doctorat professionnel (DBA) pour les managers chinois·e·s, à la demande de la prestigieuse Université chinoise de Tsinghua. Cette démarche, une première en Suisse, se différencie d’un doctorat classique (PhD) qui mène à une carrière académique. Le Recteur Yves Flückiger estime que les HES pourraient y voir un encouragement à délivrer leur propre doctorat professionnalisant dans des domaines comme le management, l’économie et la finance.
Des exemples de censure lors de collaborations entre des universités chinoises et européennes ou américaines suscitent toutefois des interrogations quant à la liberté de l’Université de Genève, qui bénéfice notamment de fonds dans sa coopération avec la Chine. Yves Flückiger se défend de toute ingérence et souligne que les financements octroyés par l’Empire du milieu ne donnent aucun droit sur le contenu des cours, des publications ou les règlements : il affirme également que «s’il devait y avoir une évolution problématique», les accords pourraient être suspendus.