«Le Conseil des États est favorable à subventionner ce secteur à hauteur de 28 milliards de francs, mais discute pour accorder un crédit supplémentaire.»
17 Juin 2020
17 Juin 2020
«Le Conseil des États est favorable à subventionner ce secteur à hauteur de 28 milliards de francs, mais discute pour accorder un crédit supplémentaire.»
20 Mai 2020
Dans une lettre ouverte, dix-sept éminent-es chercheur-euses critiquent le Fond national suisse de la recherche scientifique (FNS) pour ne pas avoir suffisamment inclus les sciences humaines et sociales dans le Programme national de recherche (PNR) 78 sur le Covid-19. Christophe Clivaz, un des signataires et conseiller national, a par ailleurs déposé une interpellation au Parlement fédéral à ce propos.
Face à ces critiques, le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SERFI) souligne l’urgence de la situation qui nécessite avant tout un savoir bio-médical et clinique. Le chef de la communication du FNS, Christophe Giovannini, rappelle que c’est le Conseil fédéral qui décide du contenu des PNR et ajoute que l’appel à projet lancé par le FNS, qui viendra compléter le tableau, contient 10 projets de recherche en sciences humaines et sociales parmi les 36 retenus.
Des discussions entre les signataires de la lettre ouverte et le FNS auront lieu cette semaine.
20 Mai 2020
«Le lancement de la prochaine génération du programme-cadre de l’Union européenne (UE) pour la recherche et l’innovation, appelée Horizon Europe, est prévu en 2021. Conjointement avec trois autres initiatives européennes, ce programme constitue le « paquet Horizon » 2021-2027. Afin d’assurer la participation de la Suisse à ce paquet, le Conseil fédéral a adopté le 20 mai 2020 un message de financement à l’intention du Parlement. Les moyens demandés par le Conseil fédéral s’élèvent à 6154 millions de francs. Si le Parlement approuve cette enveloppe, le Conseil fédéral pourra négocier un renouvellement de l’accord bilatéral Suisse-UE pour la participation au paquet Horizon, de sorte à assurer que l’association de la Suisse se poursuive sans interruption.» […]
14 Mai 2020
Le procédé d’attribution des programmes nationaux de recherche (PNR) fait habituellement l’unanimité auprès de la communauté scientifique, grâce notamment à son approche bottom-up. Cette fois cependant, dix-sept ancien-nes membres du Conseil de la recherche du FNS des sciences humaines et sociales critiquent la démarche d’attribution du PNR 78 «Covid-19».
Dans leur lettre ouverte, ces scientifiques critiquent la «conception trop étroite de la maladie et de la santé». Ils-elles plaident pour l’intégration des sciences humaines dans ce programme ou le lancement d’un programme supplémentaire afin d’étudier d’autres thèmes liés à la situation actuelle, tels que le passage à l’État d’urgence, les retombées matérielles et psychologiques sur les individus ou sur les relations intergénérationnelles.
Angelika Kalt, Directrice du FNS, répond que cette lettre devrait être envoyée au Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) qui à confié le mandat au FNS. À ceci, le SEFRI répond qu’une fois que les questions médicales urgentes auront été prises en charge, une extension de la recherche vers les sciences humaines et sociales sera envisageable.
L’auteur fait constat que les pays développent chacun leurs propres programmes de recherche sur COVID-19, que des collaboration internationales ne sont pas très courantes et que les sciences exactes sont favorisées. Il s’attend à ce que la place des sciences humaines et sociales dans le programme de recherche Covid-19 reste marginale et juge que cela ne fait pas preuve de clairvoyance.
11 Mai 2020
Les plans de fonctionnement de l’Agroscope ont été acceptés hier par le Conseil fédéral. Il est ainsi établi que la direction et le centre administratif seront à Posieux (FR) et que les recherches seront réparties entre Changins (VD) et Reckenholz (ZH). Cette répartition «permettra des synergies et renforcera la mise en réseau des chercheurs». Ce système sera par ailleurs renforcé par six stations d’essais qui «ont pour but de renforcer les expériences sur le terrain».
Par ailleurs, l’impact financier du Covid-19 est déjà connu: «Il était prévu à l’origine que les gains d’efficacité soient entièrement réinvestis dans la recherche. Mais au vu de l’impact de la crise du Covid-19 sur le budget fédéral, la réaffectation immédiate à la recherche ne sera pas possible. Cela le sera progressivement d’ici 2028.» Près de 20% du personnel sera touché par ces mesures et 25 à 30 personnes seront licenciées. L’Union suisse des paysans s’est montré critique sur ce point, étant confrontée à de nombreux défis pour lesquels elle dépend du soutien de la communauté scientifique tels que le changement climatique.
9 Avr 2020
Mercredi, le gouvernement avait prolongé d’une semaine, jusqu’au 26 avril, les mesures de lutte contre l’épidémie. Celles-ci seront progressivement assouplies avant la fin du mois d’avril. Le Conseil fédéral fixera le scénario de sortie de crise la semaine prochaine.
1 Avr 2020
«Le Département de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) souhaite couper les subventions destinées au Swiss Vaccine Research Institute (SVRI) pour la période 2021-2024, après lui avoir octroyé environ 1,2 million de francs annuellement depuis sa création en 2007. Pour la fondation, qui joue un rôle clé dans la recherche contre le coronavirus sur le plan national comme international, l’enjeu est majeur.» En effet, le SVRI «entend conserver son indépendance et son mode de fonctionnement basé sur un réseau collaboratif entre différentes universités et hautes écoles avec une gouvernance externe. Ces subventions sont donc une question de survie pour lui. Au sein de la structure, on évoque un manque de clarté de la part de la Confédération.»
Giuseppe Pantaleo, directeur du SVRI, explique : «Si nous perdons le financement de la Confédération, toutes les collaborations que nous avons aujourd’hui vont s’arrêter, nous ne disposerons plus des mêmes compétences. En effet, si nous nous regroupons derrière le nom d’une seule institution, comme le demande la Confédération, comment convaincre les autres universités de mettre à disposition un matériel coûteux sans qu’il soit destiné à leurs propres recherches?»
24 Mar 2020
«Dès l’an prochain, le Swiss Vaccine Research Institute (SVRI) risque de ne plus pouvoir compter sur l’aide financière de la Confédération. Le Département de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) a décidé de mettre un terme au subventionnement de cette plateforme suisse qui se trouve au front dans la lutte contre le nouveau coronavirus. L’institution basée à Lausanne reçoit 1,2 millions de francs par années, mais le versement devrait être interrompu pour la période 2021-2024 […]. Le désengagement fédéral passe mal auprès de la structure concernée. Le SVRI regroupe des chercheurs de l’EPFL, du CHUV, de l’UNIL, de l’Université de Zurich, entre autres.»
27 Fév 2020
Le budget fédéral 2021-2024 pour la formation, la recherche et l’innovation a été annoncé : 28 milliards seront consacrés à ces domaines, si le Parlement l’accepte. 10,8 milliards reviendraient au domaine EPF, 5,7 milliards aux universités et HES, 4,6 milliards au FNS et 1 milliard à Innosuisse. Les dépenses fédérales liées à la participation au programme-cadre Horizon Europe n’ont pas encore été évoquées, selon la NZZ, puisque ce montant n’est pas encore connu.
Le journal Le Temps s’intéresse particulièrement aux financements attribués à la formation professionnelle pour les travailleurs·euses agé·es (de plus de 40 ans). Il s’agit d’«encourager une formation professionnelle adaptée aux défis du numérique, et soutenir les travailleurs face aux défis technologiques», selon la secrétaire d’État Martina Hirayama.
27 Fév 2020
Dans une interview, Angelika Kalt, la Directrice du FNS, tire la sonnette d’alarme quant aux conséquences négatives pour la recherche qu’aurait le oui à l’initiative (UDC) de limitation le 17 mai prochain.
Quant aux projets de recherche liés à la préservation de l’environnement, la directrice du FNS annonce que, s’ils ont certes la priorité par rapport à d’autres domaines (1 projet sur 7 est lié à ce thème), ils ne seront pas privilégiés outre mesure. Les solutions aux défis écologiques ne se situeraient pas au niveau de la recherche, mais dans la transmission du savoir à la population et à sa compréhension de l’ampleur du problème.
Un encadré relève finalement la position équivoque du président du Conseil de fondation du FNS, Jürg Stahl, qui est également ex-conseiller national UDC. Alors que son parti a lancé l’initiative de limitation et a souvent demandé des coupes dans le financement du FNS, Jürg Stahl est chargé de surveiller l’utilisation qu’a le FNS de l’argent public. À cette situation, l’intéressé rétorque que les accords bilatéraux offriront une solution satisfaisante si le oui devait l’emporter le 17 mai et déclare: «il s’agit pour moi de prendre en compte les particularités du FNS et de remplir ma fonction conformément aux statuts.» Angelika Kalt assure d’ailleurs sa confiance en Jürg Stahl.
En outre, le nouveau programme du FNS PRIMA est évoqué. Il vise à encourager les femmes à continuer leur carrière jusqu’au statut de professeure, par l’octroi d’un subside de cinq ans.
24 Fév 2020
Dans un entretien, Michael Hengartner, nouveau Président du Conseil des EPF, parle de ses nouveaux défis. Les questions ont été tournées, entre autres, autour des accusations de mobbing à l’ETHZ, la nouvelle loi sur les EPF, la participation à Horizon Europe, l’indépendance de la recherche, l’égalité de genre, et l’encadrement des doctorant-e-s.
Quant à la potentielle fusion du WSL et de l’Eawag, il «voit ce projet comme une possibilité de regrouper toutes les expertises de ce domaine [de recherche sur le changement climatique] – en collaborant aussi avec les groupes de recherches très forts dans d’autres établissements en Suisse, à l’ETHZ et à l’Université de Berne – on va créer une valeur ajoutée considérable.» Par ailleurs, il voit plusieurs moyens potentiels pour financer ce projet.
19 Fév 2020
«Toute personne qui reçoit un financement du FNS doit mettre ses données de recherche à la disposition du public, à moins que des raisons légales ou éthiques ne s’y opposent. Un rapport présente comment les scientifiques se sont acquittés de ces exigences. […] « Il est très satisfaisant de constater qu’une grande partie des plans de gestion des données sont déjà de bonne qualité, peu après l’entrée en vigueur de la nouvelle politique », déclare Lionel Perini, membre du groupe de travail « Open Research Data ».»
3 Fév 2020
Le Conseil de fondation du Fonds national suisse a élu Jürg Stahl à sa présidence. L’ancien président du Conseil national succède à Felicitas Pauss, présidente ad intérim depuis avril 2018. L’ancien élu UDC est le candidat favori du Conseiller fédéral Guy Parmelin (également UDC).
31 Jan 2020
La rectrice de l’Université de Fribourg résidera à la Chambre des Hautes écoles universitaires, qui défend les intérêts des universités et écoles polytechniques fédérales dans le cadre de swissuniversities. Elle succède au recteur de l’Université de Saint-Gall, Thomas Bieger. Elle visera une complémentarité des Hautes écoles et des conditions stables de collaboration avec l’Union européenne.
20 Jan 2020
Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) du Conseiller fédéral Guy Parmelin (UDC) a saisi la «patate chaude» : la position du Conseil des EPF par rapport au domaine EPF (EPFL, EPFZ et instituts de recherche EPF (Empa, PSI, WSL et Eawag). Ce domaine est déjà de facto sous la tutelle du Conseil des EPF, mais juridiquement cela n’est pas encore bien défini. «[La Loi sur les EPF] devrait dorénavant prévoir que le Conseil des EPF peut édicter des directives et prendre des mesures, «si nécessaire, également à l’encontre des membres institutionnelles surveillé-e-s», déclare le Conseil fédéral. Celui-ci souhaite également limiter les possibilités juridiques des institutions de se défendre contre les décisions du Conseil des EPF. Jusqu’à présent, ils ont pu faire appel au Tribunal administratif fédéral, ce qui est arrivé seulement deux fois. En cas de désaccord, les institutions EPF devront s’adresser au Conseil fédéral.
Les Ecoles polytechniques et instituts EPF s’inquiètent et parlent d’une atteinte à leur autonomie («mise sous tutelle» «réduction de l’indépendance scientifique» /«fausse autonomie»). Le Directeur de l’Empa, Gian-Luca Bona, estime que ceci renforcerait l’administration au détriment des sciences.
Récemment, les institutions EPF ont appris que le Conseil des EPF prévoit de fusionner Eawag avec WSL. Par ailleurs, Guy Parmelin aurait souhaité garder sous clé une étude sur la pollution d’eau potable par des pesticides, ce qui a suscité un mécontentement.
Jeudi, la Commission de l’éducation du Conseil national s’est penchée sur cette loi. Lors de la consultations, le PLR et le PDC ont critiqué les modifications, l’UDC était favorable et le PS divisé.
17 Jan 2020
Le Département fédéral de l’économie a renoncé à fermer l’Agroscope de Changins. Au contraire, cette institution sera probablement «renforcée avec l’arrivée de chercheur·e·s déplacés de Reckenholz (ZH), qui composeront un nouveau centre de compétence pour les cultures spéciales en association avec l’État de Vaud et la HES de Changins. Le nombre d’emplois sur les hauts de Nyon passera de 130 à 160.» Les centres de recherche de Pully et d’Avenches seront également maintenus et peut-être modernisés.
«Le projet doit encore passer devant le Conseil fédéral et les Chambres fédérales, mais les perspectives sont bonnes, se félicite le conseiller d’État Philippe Leuba, qui a fait un lobbying actif dans ce dossier depuis plusieurs mois.»
26 Nov 2019
Christoph Eymann, Conseiller national de Bâle-Ville (PLD) regrette que la confédération ne finance pas davantage la recherche et l’innovation. La proposition de lancer un programme national pour des recherches fondamentales en collaboration avec des spécialistes de l’industrie a notamment été écartée par le Conseil fédéral. Ce dernier a également refusé un postulat visant la création d’une infrastructure pour des données (anonymisées) de patients, un projet pour la recherche sur les pathogènes multirésistants aux antibiotiques et un programme qui encourage la numérisation des hautes écoles, la formation continue et la formation professionnelle.
Christophe Eymann déplore que ces nouvelles idées soient refusées et aimerait que l’exécutif fédéral s’appuie plus sur le Conseil suisse de la science et aux académie des sciences.
21 Oct 2019
Pour faire face au manque de médecins, la Confédération a décidé de fournir 100 millions de francs en financement initial pour la création de nouvelles places d’études en médecine entre 2017 et 2020. Ainsi, il y en a maintenant 900, l’objectif était d’en avoir 1300 pour 2020. Avant cette mesure, les études en médecine étaient seulement possible dans les universités de Bâle, Berne, Zurich, Lausanne et Genève et depuis, celles de Fribourg, Lucerne, et du Tessin offrent des filières master en médecine, et l’ETH Zurich a introduit un cursus de Bachelor.
En plus des éloges pour le financement de démarrage, il y a aussi eu quelques critiques. L’une des critiques formulées était qu’il manquait d’efficience, il aurait été mieux de renforcer les sites existants. De plus, ce financement serait pensé trop à court terme et mettrait les universités devant des décisions difficiles. Dans ce contexte, le Conseiller national Christoph Eymann (PLR, BS) a fait une intervention en faveur d’un nouveau coup de pouce fédéral.
3 Oct 2019
Horizon Europe démarrera en janvier 2021, mais les négociations sur la participation de la Suisse n’ont pas encore commencé. Elles risquent même de prendre du retard, et de ne pouvoir débuter que fin 2020. «A ce stade, la Confédération mise sur la faisabilité d’une participation à Horizon Europe. Au FNS, nous n’entreprenons pour l’instant pas d’action concrète pour organiser une solution alternative.», déclare Jean-Luc Barras, chef de sa division Coopération internationale. «Une courte période de flottement risque toutefois de générer des incertitudes parmi les chercheurs, et peut donc défavoriser la Suisse.» Par ailleurs, l’initiative populaire «pour une immigration modérée» (initiative de limitation) constituerait un obstacle supplémentaire.
9 Juil 2019
C’est ensemble que la Conférence suisse des directeur·trice·s cantonaux·ales de l’instruction publique (CDIP) et la Conférence des recteur·trice·s des hautes écoles (swissuniversities) se sont engagées dans l’optique d’optimiser la transition du gymnase à l’université. Celle-ci vise à garantir, sur le long terme, un accès sans examen aux hautes écoles universitaires pour les élèves détenant une maturité gymnasiale.
Pour cela, le CDIP et swissuniversities ont défini six objectifs qui seront appliqués par certain·e·s acteur·trice·s. Les parties impliquées et chargées de soutenir les mesures d’optimisation sont ; les directeur·trice·s des gymnases et leur conférence (CDGS), les enseignant·e·s des gymnases et leur organisation faîtière (SSPES) ainsi que les services d’orientation universitaire et professionnelle.