«Un étudiant en échec définitif a obtenu une nouvelle chance grâce au Tribunal administratif fédéral, qui l’a reconnu victime de vices de forme.»
15 Nov 2023
15 Nov 2023
«Un étudiant en échec définitif a obtenu une nouvelle chance grâce au Tribunal administratif fédéral, qui l’a reconnu victime de vices de forme.»
24 Oct 2023
«Le Prix suisse de la recherche en éducation 2023 est attribué à un projet sur le thème de l’enseignement à distance à l’université […]. [L]es chercheurs ont étudié, dans le cadre d’une expérience à l’Université de Genève, l’impact de la disponibilité de l’enseignement à distance sur la fréquentation et les performances académiques à l’université».
«[Les chercheur·es] ont conclu que la participation à des cours en direct réduisait les performances des étudiants ayant de faibles compétences, mais augmentaient celles des étudiants ayant de hautes compétences. Dans l’ensemble, les étudiants n’ont utilisé la technologie de diffusion en direct qu’occasionnellement, en particulier lorsque des événements fortuits ont compliqué ou rendu difficile la participation à l’enseignement (maladie, intempéries, embouteillages, etc. ). L’expérience a montré que l’offre de streaming en direct ne réduisait que légèrement la présence en classe».
23 Oct 2023
Dans un projet pilote appelé Uni60+, l’université UniDistance Suisse propose des cours «tels que la compétence en ligne, les médias sociaux ou l’intelligence artificielle.»
«Les conférences se déroulent en grande partie en ligne, bien qu’un événement en présentiel soit organisé au début de l’année prochaine sur le campus d’UniDistance Suisse à Brigue. […] «Nous voulons aussi permettre aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer – je pense par exemple aux vallées latérales ou aux personnes qui ne sont plus très mobiles – de participer malgré tout» explique la responsable des services et des alumni Vanessa Hugo.»
Le premier cours aura lieu le 16 novembre de cette année, «il n’y a pas de limite de participants et les personnes de toute la Suisse peuvent assister aux conférences.»
19 Oct 2023
L’Université d’Exeter en Grande Bretagne propose un tout nouveau master en magie et sciences occultes d’une durée d’un an, dont la première volée commencera les cours en septembre 2024. Il aura pour but «[d’explorer] l’histoire et l’impact de la sorcellerie et de la magie dans le monde sur la société et la science.»
«Le professeur Emily Selove, qui dirige le cours, a déclaré : «Le récent regain d’intérêt pour la magie et l’occultisme à l’intérieur et à l’extérieur du monde universitaire est au cœur des questions les plus urgentes de notre société. La décolonisation, l’exploration d’épistémologies alternatives, le féminisme et l’antiracisme sont au cœur de ce programme.» » (The Guardian)
Selon le site de l’Université d’Exeter, il s’agit de «l’une des seules formations de troisième cycle de ce type au Royaume-Uni à combiner l’étude de l’histoire de la magie avec un éventail aussi large d’autres sujets.»
10 Oct 2023
Le 3 octobre 2023, le médecin et député Jacques-André Haury pointait du doigt le monde médical universitaire en appelant à leur prise de responsabilité dans la hausse des coûts de la santé.
Le Professeur et directeur d’Unisanté, Jacques Cornuz, veut «rassurer» Monsieur Haury et explique que «[s]ous la responsabilité d’Unisanté, les étudiants de Lausanne bénéficient d’un enseignement sur l’économicité des soins. Récemment, en collaboration avec la faculté HEC et celle de biologie et de médecine, [ils ont] créé le Centre lausannois pour l’économie de la santé, consolidant cette thématique à l’UNIL […]».
Selon Monsieur Cornuz «s’en [prendre] aux cadres médicaux académiques […], [et] en faire une généralité est exagéré […]. [D]ans leur grande majorité, ces cadres intègrent le souci d’économicité dans la subtile équation de soins appropriés pour un patient donné […]. Les données montrent par ailleurs que la médecine générale contribue à limiter la hausse des coûts». Monsieur Cornuz ajoute que «[s]eule une grande coalition des partis politiques, des acteurs (assureurs, associations de patients), des professionnels des soins et des partenaires de santé permettra de trouver des solutions» et appelle à ce que les législatifs «[posent] les bases légales pour des politiques publiques ambitieuses: interdiction de la publicité, taxation, campagnes d’information et actions de prévention ciblées».
3 Oct 2023
«La Faculté des sciences de l’éducation et de la formation naîtra officiellement à la rentrée 2025 ou 2026. […] Une administratrice a été nommée pour chapeauter cette nouvelle filière, qui réunira les différentes formations à l’enseignement actuellement dispensées à la Haute Ecole pédagogique et à l’Université.» Collaboratrice scientifique du secrétariat de la HEP de Berne, Vivien Rüffieux entre en fonction dès ce mois d’octobre.
Pour rappel, afin de créer une collaboration entre l’Université de Fribourg et la HEP de Fribourg, «[l]e 29 juin dernier, les député·es fribourgeois·es ont accepté «de réunir sous un même toit la formation à l’enseignement»».
28 Sep 2023
Afin d’assurer l’égalité des chances pour tout le corps estudiantin, le conseil des étudiants de l’université de Berne (Studierendenschaft der Universität Bern, ou SUB) demande au rectorat que des podcasts soient enregistrés et mis à leur disposition. «La direction de l’université soutient la cause. […] Dans la faculté de médecine, pratiquement toutes les conférences sont audibles, et environ un tiers des [conférences de] sciences naturelles seraient possibles.» Ne sont pas concernés les séminaires, stages et exercices, mais seulement les cours.
Le département de communication écrit que «[l]a direction de l’université a formulé la recommandation à l’échelle de l’université tendant à ce que tous les cours non interactifs fournissent leur contenu numériquement.» (Blick.ch)
Le SUB a tenu hier une «action de protestation pacifique» sur le campus et a lancé une pétition qui a récolté plus de 2’000 signatures. Le conférencier en physique du climat et de l’environnement Christoph Raible et certain·s autres de ses collègues se montrent inquiet·es, surtout après le contexte de la pandémie. «Certains étudiants ont pensé qu’ils pouvaient s’épargner les conférences en ligne jusqu’à la fin du semestre, puis écouter tout le monde à la fois. […] Je suis préoccupé par le fait que les étudiants qui doivent participer aux conférences sur place resteront alors à l’écart. Cela aurait un impact négatif sur leurs études et conduirait à un plus grand nombre d’admissions» explique-t-il. (20 Minuten)
19 Sep 2023
Dans les universités, les matières les plus prisées sont l’informatique, le génie mécanique, les communications et mass-media et la médecine dentaire. «Les sciences politiques et la psychologie ont par exemple affiché de belles progressions. À l’inverse, les langues et l’histoire ont reculé», ainsi que la théologie protestante et l’ethnologie. L’engouement pour les MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques) pourrait être expliqué par la pénurie de main d’œuvre de ces domaines. Selon la présidente de swissuniversities Luciana Vaccaro «[l]es jeunes ne restent pas en marge de ces considérations lorsqu’ils se demandent vers quel métier ils veulent se diriger.»
En ce qui concerne les langues slaves, «[l]es facultés romandes n’ont pas enregistré d’effondrement des effectifs», malgré la guerre en Ukraine. «On pourrait même imaginer que les facultés de russe attirent davantage de monde» explique Sébastien Moret, maître d’enseignement à l’UNIL. «Durant la Guerre froide, elles étaient très courues, un phénomène assez généralisé en Occident, notamment aux Etats-Unis. Après la chute de l’Union soviétique, quand la Russie n’a plus été considérée comme un danger majeur, l’intérêt a diminué.» Seul bémol toutefois, les échanges et autres projets en commun avec la Russie ne sont plus possibles depuis la guerre, que ce soit pour le corps estudiantin ou professoral.
17 Août 2023
Quels sont les nombreux avantages à utiliser ChatGPT pendant des études de médecine ? Préparer un cas patient pour un stage, répondre aux questions d’examen (de manière correcte), trier des milliers de données, générer des graphiques… Les possibilités offertes sont multiples. «Théoriquement, les étudiants en médecine peuvent utiliser ChatGPT pour résoudre toutes les tâches imaginables qu’ils sont amenés à effectuer durant leurs études» déclare Simon Maurer, l’auteur de l’article publié dans le Bulletin des médecins suisses.
Les facultés de Bâle et de Berne ont introduit l’intelligence artificielle dans leur cursus de médecine, mais ces derniers ne prennent pas en compte l’IA pour résoudre des tâches. La co-directrice de la Digital Society Initiative de l’Université de Zurich, la Professeure Dre méd. Claudia M. Witt, déclare que «[l]e temps est venu de prendre des décisions courageuses et de revoir radicalement les programmes de formation» pour y intégrer l’IA.
Un deuxième article du Bulletin des médecins suisses recueille les témoignages de plusieurs professionnels de la santé, ceux qui utilisent déjà ChatGPT dans leur vie quotidienne et ceux qui ne l’utilisent pas. Malgré tout, la problématique de la protection des données reste tout de même au cœur des discussions, ainsi que la transparence des sources et l’exactitude de l’outil concernant les analyses de cas cliniques.
17 Août 2023
En partenariat avec l’Etat et la Chambre vaudoise du commerce, l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne accueillera un Salon MINT, dédié aux mathématiques, à l’informatique, aux sciences naturelles et à la technique afin de «valoriser ces branches». Le conseiller d’Etat vaudois du Département de l’enseignement et de la formation Frédéric Borloz s’explique : «[n]ous comptons intensifier nos efforts dans ce domaine et susciter un enthousiasme très fort auprès des élèves situés entre la 5e et la 8e année de l’école obligatoire». En effet, «[l]’État cherche de longue date à valoriser les branches MINT via différents projets – notamment un programme d’ambassadrices. »
Lieu et date de la première édition de ce salon : SwissTech Convention Center de l’EPFL, du 26 février au 3 mars 2024
11 Août 2023
Les syndicats se sont entendus sur le fait que l’intelligence artificielle ne sera pas interdite dans les écoles. Des formations vont être mises en place avant la rentrée pour les enseignant∙es afin de les former à ChatGPT. Le but est de leur présenter les aspects positifs du chat bot et leur permettre de repérer plus facilement les cas de tricherie.
8 Août 2023
Dans le domaine de la santé, les mannequins sont indispensables pour la formation. Pouvant respirer, transpirer, ou même saigner, ils permettent de pallier le manque de places de stages. Toutefois, «une première fois avec un «vrai» patient reste toujours une première fois» expliquent Séverine Rey, maître d’enseignement et Céline Schnegg, adjointe scientifique.
Pourtant, de manière assez paradoxale il semblerait que plus le mannequin a l’air réel, plus il a tendance à créer un sentiment de malaise chez les étudiant∙es.
25 Juil 2023
Afin de résoudre le problème de manque de personnel en laboratoire, Joachim Delasoie (docteur en chimie) et Eric Evéquoz (laborantin) ont fondé l’école Semias. Basée à Sion depuis février 2022, une nouvelle classe doit ouvrir à Lausanne en septembre de cette année. Les personnes qui y sont formées reçoivent le titre d’«auxiliaire en laboratoire».
Les deux associés ont observé un «déséquilibre» entre les chimistes, les ingénieur∙es et les laborantin∙es, qui se retrouvent à assumer des tâches qui ne devraient normalement pas leur incomber. Selon les fondateurs de Semias, la pénurie qui engendre cette situation est due à l’allongement des études : après un CFC et un passage dans une haute école, les étudiant∙es qui entrent dans une entreprise ont plutôt l’ambition de devenir manager.
«Le diplôme délivré par Semias n’a pas de reconnaissance officielle à l’heure actuelle, mais nous bénéficions d’une reconnaissance au sein de plusieurs professionnels des secteurs chimique et pharmaceutique» expliquent-ils. «Semias, qui est membre de la Fédération suisse pour la formation continue (FSEA), s’orientera dès cette année vers une demande de certification EduQua.»
20 Juin 2023
Pour faire face aux défis causés par le vieillissement de la population et «avoir assez de personnel soignant d’ici 2030» les politiques veulent mettre l’accent sur la formation. Rebecca Ruiz, conseillère d’Etat en charge de la santé, collabore avec le département de la formation afin de «[mettre] en œuvre […] cette initiative pour des soins infirmiers forts dans le canton de Vaud.»
Pour ce faire, la conseillère d’Etat souhaite augmenter le nombre de places de formation et de stage, ainsi que subventionner des bachelors et des masters en soins infirmiers. (La Matinale, minute 4 :40)
19 Juin 2023
Un professeur de droit de l’Université Ludwig-Maximilian (LMU) de Munich «veut apparemment proposer au semestre d’hiver 2023/24 un séminaire intitulé «Amours au travail» […]. Dans l’invitation au séminaire, le professeur pose la question de savoir si «une femme a le droit de s’enflammer pour obtenir un emploi grâce au sexe». Il souhaite discuter des problèmes juridiques autour de cette thématique avec les étudiants». La faculté de droit de la LMU se distancie du séminaire proposé et prend position en expliquant qu’«[e]n changeant le mot «on», habituel pour les formulations non sexuées, en «femme», le texte suggère que seules les femmes tentent d’obtenir des avantages par le biais de relations sexuelles, et ce uniquement de leur propre initiative».
Le professeur rejette les accusations et affirme que «[l]es responsables du personnel considèrent clairement le coït d’ascension sociale comme une arme pour les femmes. Il le sait après presque 35 ans d’expérience professionnelle. Il conclut que le fait que les postes de direction soient encore majoritairement occupés par des hommes signifie que «l’envie et l’opportunité sont compatibles»». Malgré les controverses, le séminaire aura lieu dès le semestre prochain.
8 Juin 2023
En Valais, le nombre d’étudiant·es de la filière Life Technologies a doublé ces dernières années. Selon Manfred Zinn, Professeur à la HES-SO Valais, les raisons sont plurielles: l’aspect médical qui connait de plus en plus de succès, l’aspect production qui prend en compte l’environnement et le gain de temps par rapport à la chimie classique.
Les projets menés sont variés, de la culture de microalgues au plastique biodégradable, mais la durabilité reste au cœur des préoccupations.
15 Mai 2023
Quentin Gallea, PH.D, chercheur et chargé de cours à l’Entreprise for Society Center (UNIL/EPFL/IMD), critique le fait que le recrutement des professeur·es universitaires se fasse principalement sur la base de critères tels que «le nombre de publications scientifiques, [les] citations et le prestige académique des revues dans lesquelles les articles ont été publiés». Monsieur Gallea et le Professeur Guido Palazzo (HEC Lausanne, Unil), ont ainsi proposé «une nouvelle méthode d’évaluation basée sur l’impact. Une méthode qui prendrait en compte les publications scientifiques mais aussi l’utilité de la recherche pour atteindre les objectifs de développement durable, les activités de communication, ainsi que toutes les activités d’enseignement au sein de l’université et au-delà».
11 Mai 2023
Les assistant·es d’enseignement de l’Institut des Hautes études internationales et du développement (IHEID) ont tiré le signal d’alarme sur leurs conditions salariales en novembre, ce qui avait donné lieu à «trois séances de concertation […] sous l’égide de l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (Ocirt)» sans néanmoins produire le moindre résultat. (Le Courrier)
Ces assistant·es ont lancé une pétition qui s’adresse au Grand Conseil et à l’IHEID demandant de meilleures conditions de travail. (20 minutes)
2 Mai 2023
«Pour assurer les besoins médicaux de ces 15 prochaines années, les cantons romands veulent mieux piloter la formation postgrade des médecins. L’objectif: diminuer le nombre de spécialistes et augmenter celui des généralistes.»
2 Mai 2023
Inscrit en même temps en troisième année de bachelor en relations internationales au Global Studies Institute (GSI) et en de deuxième année en sciences pharmaceutiques, un étudiant de l’Université de Genève «a reçu un zéro pour ne pas s’être présenté à un examen alors qu’il en passait un autre […]. [Il avait] demandé au Secrétariat des étudiants de la Faculté des sciences [s’il pouvait] être excusé pour juste motif ou si toute autre solution pouvait être trouvée». Suite à une réponse négative, il formule une opposition, qui sera rejetée par le doyen de la faculté. En effet, selon la faculté, une entrée en matière aurait pu être atteinte seulement «en cas de force majeure subie indépendamment de la volonté de l’étudiant, notamment un accident ou une maladie». L’étudiant en question va «faire recours à la Chambre administrative de la Cour de justice contre la décision de la faculté».
La vice-rectrice Micheline Louis-Courvoisier a répondu à l’étudiant qu’«[ils ne vont] pas pouvoir changer ce qui s’est passé, en revanche, cela ne devrait plus arriver. Elle ajoute que la complexité réglementaire, administrative et opérationnelle d’un double parcours ne devrait pas décourager une trajectoire académique exigeante et ambitieuse». Le porte-parole de l’Université de Genève, Marco Cattaneo, affirme que «[l]e dispositif «Talents pluriels» permet aux sportives et sportifs d’élite ainsi qu’aux artistes de demander des aménagements de cursus. À l’avenir, ce dispositif pourrait être étendu au cas particulier du double cursus».