La Cour des comptes a examiné pour la première fois des projets de recherche, en auditant deux projets de développement des énergies renouvelables, subventionnés par l’Etat de Vaud et gérés par EPFL et la HEIG-VD. En 2012, l’Etat de Vaud avait investi 100 millions de francs pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Dans ce programme, 13 millions ont été dédiés à des projets de recherche menés par les hautes écoles vaudoises. Ils devaient être assez avancés pour générer des affaires dans les entreprises. La Cour a analysé les deux projets les plus importants en matière de montants.
En demandant aux ingénieurs de chercher à collaborer avec des entreprises vaudoises, le Conseil d’État a limité le nombre de partenaires potentiels. «Pour de tels projets à haute technicité, la volonté de soutenir l’économie vaudoise peut porter atteinte à l’objectif de développer des énergies renouvelables, note la magistrate Eliane Rey, présidente de la cour des Comptes. «Il faut fixer des objectifs conciliables entre eux, voire les hiérarchiser.»