Des étudiant·es de l’école d’art genevoise HEAD demandent à la direction de mettre fin à ses partenariats avec des écoles israéliennes. Un appel à la grève est lancé.
«Vers 9 heures, les élèves ont hissé un drapeau palestinien autour d’un buste antique dressé dans la cour. A peine une heure plus tard, un représentant de l’administration leur a demandé de le retirer car «susceptible de heurter certains élèves». Injonction dont ont fait fi les occupant·es, même si le drapeau a plus tard été retiré en douce par un membre du personnel.»
Une revendication concerne le positionnement officiel de l’école (de la directrice de la HEAD, Lada Umstatter, à la rectrice de la HES-SO, Luciana Vaccaro, et à la directrice de la HES-SO, Daniela Di Mare Apere), pour adopter «un discours approprié autour de la guerre d’Israël contre Gaza». Au lendemain de l’attaque du Hamas le 7 octobre, la HEAD a déjà lancé un communiqué:
«l’école est un lieu où s’exprime la sensibilité de chacun-e-x. Elle est aussi une caisse de résonance. […] Toutefois, l’école ne doit pas être un lieu de division: au sein de la HEAD, nous condamnons toute déclaration unilatérale publique d’opinions politiques excluant le dialogue. Nous condamnons tous les actes blessants et violents qui peuvent affecter nos étudiants et les membres de notre personnel, ou qui nourrissent l’antisémitisme, l’islamophobie, ou toute autre forme de discrimination et exclusion, sans exception».