«Microcertifications, brevets fédéraux, compléments «digital» ou «management»: un nombre croissant de salariés élabore des stratégies de formation indépendamment de leur employeur. Autonomie et employabilité guident la démarche.»
26 Fév 2025
26 Fév 2025
«Microcertifications, brevets fédéraux, compléments «digital» ou «management»: un nombre croissant de salariés élabore des stratégies de formation indépendamment de leur employeur. Autonomie et employabilité guident la démarche.»
21 Fév 2025
«L’an dernier, plus de 5500 personnes ont suivi l’une des 300 formations continues proposées par l’UNIL ou l’EPFL. Depuis sa création en 2009, la Formation Continue UNIL-EPFL a quadruplé son offre de programmes. Analyse avec Pascal Paschoud, son directeur.»
29 Oct 2024
Barbara Bader, rectrice de la Hochschule Luzern – une HES – se positionne contre l’introduction d’un «professional Master» ou «professional Bachelor» dans les Ecoles supérieures. «Cela crée de fausses incitations pour les candidats potentiels à la maturité professionnelle [MP]. Pourquoi devraient-ils faire un apprentissage de quatre ans, une année de MP et ensuite encore trois ans de HES, alors qu’après l’apprentissage, avec un peu d’expérience professionnelle et 800 heures de formation continue, ils peuvent porter le titre supplémentaire de «bachelor» ? La MP devient ainsi moins attractive.»
Interrogée sur les différences entre la gestion des hautes écoles en Allemagne et en Suisse, elle estime qu’en Suisse, les HES «sont tenues en laisse, du moins politiquement», et qu’il y a une plus grande autonomie en Allemagne.
28 Août 2024
En Suisse, les titres comme bachelor, master, docteur et lauréat ne sont pas protégés. Les entreprises ou écoles privés ont donc le droit de vendre des diplômes, parfois sans donner des cours. Dans le Tessin, seulement les hautes écoles accréditées ont dorénavant le droit de décerner de tels titres. Les hautes écoles non-accrédités ont alors déménagé ailleurs, comme à Zoug, qui héberge neuf instituts de ce type, parfois même sans y avoir une boîte aux lettres.
26 Juin 2024
La Confédération souhaite que les Écoles supérieures (ES) puissent décerner des diplômes de «professional bachelor» ou de «professional master», comme il y en a en Allemagne et en Autriche. En 2023, des représentants de la Confédération, des cantons et des partenaires sociaux ont ouvert la voie à l’élaboration d’un projet de consultation.
Alors que l’introduction des suppléments au titre est surtout souhaitée par les actrices de la formation professionnelle, les hautes écoles restent sceptiques et craignent des confusions. C’est pourquoi la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) a décidé de ne pas prendre position : « Les discussions n’ont pas permis de trouver une majorité claire ». Le Directeur de l’instruction publique du canton de Lucerne Armin Hartmann regrette que la formation professionnelle ne reçoive pas assez l’estime qu’elle mérite.
swissuniversities craint que la maturité professionnelle puisse être dévalorisée avec les nouveaux titres, car il serait possible d’obtenir des diplômes de bachelor et de master avec les suppléments au titre sans avoir préalablement obtenu une maturité professionnelle.
18 Juin 2024
Dans un document de travail, swissuniversities a formulé une compréhension commune des microcrédits («Microcredentials») et défini des principes pour l’utilisation de ces derniers par les hautes écoles suisses.
L’objectif est de donner de la cohérence et de la crédibilité aux microcrédits délivrés par les hautes écoles suisses et de créer une base pour la poursuite de la discussion au niveau stratégique et politique.
29 Mai 2024
«Depuis le 1 janvier 2023 la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles oblige les institutions qui souhaitent avoir la désignation «Université» [ou «Haute école spécialisée»] à être accrédité par le Conseil Suisse d’accréditation […], les termes dérivés comme «Institut universitaire» sont également interdits […],[y compris] dans d’autres langues.»
Six établissements privés seraient concernés par ce changement : l’International Institute in Geneva et la University of Business and International Studies (UBIS) Institute «ont […] remplacé le terme «Université» par «Institut»», mais il y a encore des résistances de la part des instituts privés. Ainsi, «le canton [de Genève], qui est chargé de faire respecter la loi, a engagé une procédure judiciaire contre [la Webster University] car elle refusait de changer de nom [et car] le terme «Université» est encore utilisé dans des publicités par Webster.»
«Pour l’heure […] seule une université privée a obtenu l’accréditation de la Confédération, il s’agit de la Swiss UMEF University of Applied science Institute. A noter que l’accréditation fédérale est valable pour une période de sept ans et que des contrôles sont régulièrement effectués.»
8 Mai 2024
Kilian Stoffel, recteur de l’Université de Neuchâtel, a confirmé que, en été 2025, il ne sollicitera pas un troisième mandat. Il est fier que l’institution a obtenu, en 2021, l’accréditation fédérale sans aucune condition. «Seules cinq des douze hautes écoles universitaires de Suisse peuvent se prévaloir du système d’assurance qualité qui leur a valu d’être accréditées de manière inconditionnelle» (les quatre autres étant Bâle, Genève, Lausanne et Zurich).
24 Avr 2024
En Suisse, de nombreuses pseudo-universités proposent des études en ligne avec peu de cours et d’examens, conformément à des lois permissives. Ces institutions, bien qu’elles ne soient pas accréditées en tant qu’universités officielles, délivrent des diplômes dans divers domaines. En effet, la loi suisse permet à toute personne de créer un établissement d’enseignement et de délivrer des diplômes, avec peu de restrictions, par rapport à d’autres pays. Nombreux de ces établissement accueuillaient surtout des étudiant·es italien·nes, ainsi le Tessin avait été le lieu principal pour la naissance de ces institutions. Néanmoins, le canton a tenté de réglementer cette pratique, ce qui a poussé ces établissement à s’installer dans d’autres cantons suisses où les lois sont plus permissives, comme Genève ou Zoug. Ces établissement utilisent la procédure d’origine française appelée VAE, «validation des acquis d’expérience», qui consiste à transformer l’expérience professionnelle en crédits de formation et qui n’est pas objet de limites strictes en Suisse (contrairement à l’Italie).
Une enquête de l’émission Patti Chiari (RSI) a révélé la simplicité avec laquelle il est possible d’obtenir un diplôme dans ces établissements dans le canton de Zoug : «aucune d’entre elles n’a vérifié l’authenticité des CV et a proposé des formations extrêmement simplifiées aux faux candidats. L'[Institut supérieur de finance et d’organisation des entreprises] (ISFOA) a demandé à un rédacteur de télétexte cinq examens et un mémoire de licence en sciences politiques, l’Unitelematica Leonardo Da Vinci sept examens et un mémoire de licence en sciences du tourisme pour un chef cuisinier et la SUPDI six examens et un mémoire de licence en sciences commerciales pour un wedding planner. Unitelematica Leonardo Da Vinci a été encore plus éhonté : il a offert un diplôme en gestion d’entreprise à un vendeur sans qu’il ait à suivre des cours ou à passer des examens. Même la thèse, rédigée par l’institut au nom de l’étudiant, était incluse dans l’offre.»
Les conséquences pour les diplômé·es de ces établissements se font sentir : en effet, ces personnes se rendent compte après coup que leurs titres ne sont reconnues par aucune université. Constat plus grave : certain·es doivent affronter des problèmes juridiques et professionnels après avoir exercé sans un diplôme reconnu. Malgré ces expériences et l’attention mise sur ces pseudo-universités, le «business suisse des diplômes faciles» ne s’arrête pas : une procédure pour ouvrir de nouveau l’«Université libre d’études suisses» à Chiasso est en cours.
1 Fév 2024
«Le 31 janvier 2024, le Conseil fédéral a adopté le rapport d’évaluation selon la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE). L’évaluation a porté principalement sur l’efficacité des organes communs de la Confédération et des cantons en matière de politique des hautes écoles selon la LEHE, sur le système de financement des hautes écoles ainsi que sur la capacité des diplômés des hautes écoles à trouver un emploi. Les résultats sont globalement positifs.»
17 Jan 2024
Mathias Biswanger, professeur d’économie à la HES de la Suisse nord-occientale (FHNW), écrit qu’il y a toujours plus de bureaucratie dans les HES et universités suisses, particulièrement depuis les débuts de la «nouvelle gestion publique», qui est partie du principe que les hautes écoles, tout comme d’autres organisations publiques, ne peuvent être encadrées efficacement que si elles sont gérées comme des entreprises privées, avec des objectifs et des chiffres clés. Une partie de cette bureaucratie est liée à la gestion de la qualité, et aux accréditations en particulier. Par ailleurs, selon l’OFS, le taux de personnel universitaire travaillant dans l’administratif serait monté de 17,7 à 19,2 entre 2013 et 2020, et dans les HES de 21.9 à 23.7%. Ce taux est comparable aux statistiques d’Allemagne, de Danemark et de Suède. Mathias Biswanger souligne que le taux du personnel administratif ne montre pas le temps que le personnel non-administratif passe avec les charges bureaucratiques comme des demandes de financement, la rédaction de rapports, la recherche de partenaires pour la recherche, la gestion de budget, le controlling, l’organisation d’ateliers d’expert-es et l’évaluation de la recherche d’autres scientifiques. Selon des sondages en Allemagne, de telles tâches commencent à dominer. L’auteur estime que la bureaucratie est de moins en moins utile et de plus en plus nocive, par exemple pour la motivation des chercheurs et chercheuses.
15 Nov 2023
Le «Global Center Campus» s’est installé à Novazzano (TI) cette année et propose, selon son site web, des «cours diplômants» exclusivement en ligne et se présente comme un «centre de recrutement universitaire». Puisque cette entreprise n’est pas accréditée conformément à la Loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles (LEHE), elle n’a pas le droit de se présenter comme tel. « Après quelques vérifications », les autorités cantonales ont alors pris les mesures nécessaires.
6 Oct 2023
«Le Canton de Genève a lancé une procédure d’amende pénale contre la Webster University, à Bellevue, qui utilise le qualificatif university sans en avoir le droit. La loi prévoit des sanctions allant jusqu’à 200’000 francs.» Un changement de la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles, effectif depuis janvier de cette année, conditionne les appellations. C’est une «volonté fédérale de renforcer la protection de la crédibilité et de l’image des hautes écoles suisses».
«La Webster University – basée à Saint-Louis, dans le Missouri (États-Unis) – [a répondu à la Tribune de Genève par e-mail] et en anglais par la voix du directeur de son campus genevois, Eric Click. Selon ce dernier, l’institution est dûment certifiée, ainsi que toutes ses filiales internationales, par un organe américain, la Higher Learning Commission. Le Département de l’instruction publique (DIP) indique, lui, avoir rappelé les obligations à cette institution en décembre dernier et que celle-ci a répondu qu’elle n’entendait pas renoncer au mot university dans son nom.»
De leur côté, l’International University in Geneva et la Swiss UMEF University ont toutes deux retiré le terme «university» de leur nom.
25 Juil 2023
Afin de résoudre le problème de manque de personnel en laboratoire, Joachim Delasoie (docteur en chimie) et Eric Evéquoz (laborantin) ont fondé l’école Semias. Basée à Sion depuis février 2022, une nouvelle classe doit ouvrir à Lausanne en septembre de cette année. Les personnes qui y sont formées reçoivent le titre d’«auxiliaire en laboratoire».
Les deux associés ont observé un «déséquilibre» entre les chimistes, les ingénieur∙es et les laborantin∙es, qui se retrouvent à assumer des tâches qui ne devraient normalement pas leur incomber. Selon les fondateurs de Semias, la pénurie qui engendre cette situation est due à l’allongement des études : après un CFC et un passage dans une haute école, les étudiant∙es qui entrent dans une entreprise ont plutôt l’ambition de devenir manager.
«Le diplôme délivré par Semias n’a pas de reconnaissance officielle à l’heure actuelle, mais nous bénéficions d’une reconnaissance au sein de plusieurs professionnels des secteurs chimique et pharmaceutique» expliquent-ils. «Semias, qui est membre de la Fédération suisse pour la formation continue (FSEA), s’orientera dès cette année vers une demande de certification EduQua.»
14 Avr 2023
Matthias Samuel Jauslin, Conseiller national (PLR, AG) et et entrepreneur, s’engage pour que les professionnels suisses hautement formés puissent porter le titre de «Professional Bachelor» et «Professional Master». Avec sa motion «Équivalence des titres pour la formation professionnelle supérieure», il sohuaite donner une nouvelle impulsion à la discussion sur les deux titres : «nous chargeons le Conseil fédéral de revaloriser les diplômes de la formation professionnelle supérieure en inscrivant dans la loi les désignations de titres qui établissent une équivalence de titre et de niveau avec d’autres désignations de titres – en Suisse et à l’étranger.»
17 Mar 2023
«Le 17 mars 2023, le Conseil fédéral a confirmé aux universités de Genève et de Zurich leur droit aux contributions allouées en vertu de la loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles. Cette décision fait suite à l’accréditation institutionnelle des deux institutions par le Conseil suisse d’accréditation.»
17 Fév 2023
Mathias Binswanger est professeur d’économie politique à la Fachhochschule Nordwestschweiz à Olten et privat-docent à l’Université de Saint-Gall. Il a rédigé deux articles d’opinions dans lesquels il se plaint de la bureaucratie croissante dans les universités, autant pour les processus d’accréditation que pendant l’évaluation des scientifiques.
Dans le journal indique: «Il s’avère que la part du personnel administratif dans l’ensemble du personnel des universités suisses est passée de 17,7% à 19,2% entre 2013 et 2020. Et dans les hautes écoles spécialisées, la part correspondante est passée de 21,9% à 23,7%. En d’autres termes, près d’un quart des employés des hautes écoles spécialisées n’a rien à voir avec l’enseignement et la recherche, ni avec les services techniques ou la bibliothèque.»
Dans l’article du Weltwoche il se plaint des processus pour obtenir des fonds de recherche européens, en particulier, qu’il juge infantilisant et entravant la liberté académique. Par ailleurs, il regrette qu’en sciences sociales, il y est aussi attendu depuis quelque temps que le résultat de recherche soit «politiquement correct». Ce dernier propos est partagé par le professeur émérite allemand, spécialiste des médias Norbert Bolz, qui parle, en plus d’un «abrutissement des intellectuels» (NZZ).
6 Fév 2023
L’IMD (International Institute for Management Development) vient d’obtenir son accréditation, qui la place au rang des instituts universitaires de Suisse.
27 Oct 2022
«La Suisse manque d’ingénieurs, d’informaticiens et de diplômés dans l’hôtellerie-restauration. Entre autres. Un constat qui amène certaines entreprises à créer rapidement des formations courtes pour combler certains besoins. Mais quand on est une université, une (haute) école ou un autre établissement qui délivre des formations certifiantes, on ne peut pas simplement sortir un nouveau cursus de son chapeau. Quelles solutions, alors? Le Temps s’est penché sur cette question.»
Il en ressort que l’UNIGE mène une réflexion à la suite de la recommandation en juin dernier du Conseil de l’Union européenne d’établir des «microcertifications» : «Créer ces formations courtes serait un levier pour se montrer réactif face à la demande d’un secteur.»
29 Sep 2022
«La loi sur l’encouragement et la coordination des hautes écoles, ou la LEHE, en vigueur en Suisse depuis 2015: son nom ne dit peut-être pas grand-chose au grand public, mais ses applications sont très concrètes. Dont celle de protéger notamment les appellations «université, haute école spécialisée, haute école pédagogique, institut universitaire et institut de niveau haute école spécialisée», qui ne l’étaient pas jusque-là.»