L’historienne de l’économie Andrea Franc, qui travaille dans les universités de Bâle et de Lucerne, regrette en Suisse autant le niveau des études en histoire que le manque d’engagement d’une bonne partie des étudiant-es. «Les personnes quoi ont déjà travaillé dans un cadre inspirant – comme dans une université anglo-saxonne – voient à quel point on manque d’inspiration ici.
Par ailleurs, le fait qu’une bonne partie des diplômé-es, surtout des sciences humaines et sociales, finissent par travailler en temps partiel pose un problème pour la société: premièrement, les contribuables paient la longue formation de ce groupe, et deuxièmement, le travail à temps partiel répandu a des conséquences sur les assurances sociales. «Le système social suisse repose sur l’idée que les gens exploitent leur potentiel et ne renoncent pas volontairement à une activité lucrative, c’est-à-dire qu’ils passent deux jours à la piscine en demandant une réduction de primes. Le fait que les universitaires travaillent à temps partiel, est un phénomène nouveau.»
Andrea Franc estime que le système serait plus libéral si les taxes d’études étaient calculés en fonction du salaire des parents.