«Plusieurs institutions ont déjà interrompu leurs collaborations scientifiques avec la Russie, suite à la guerre que mène le pays en Ukraine. Faut-il aussi interdire aux chercheurs russes de publier dans les grandes revues scientifiques? L’idée est polémique, et beaucoup s’y refusent, au nom de la science.» (Heidi.news)
Par ailleurs, des recherches cruciales sur le changement climatique dans l’Arctique sont en péril après que le fonctionnement du Conseil de l’Arctique, qui coordonne les travaux de recherche, a été mis en suspens à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. «C’est une catastrophe», a déclaré Terry Callaghan, un expert en écologie arctique qui a passé une grande partie de sa carrière en Sibérie. «Si nous excluons la Russie maintenant, il y a un volume extrêmement élevé de recherches que l’Ouest ne pourra pas voir dans un avenir prévisible. L’impact de cela et les répercussions du changement climatique sur la Sibérie pourraient être ressentis dans le monde entier.» (Science Business)
Dans le domaine spatial, les tensions sont tangibles. Dmitri Rogozine, chef de l’agence spatiale russe Roscosmos, «a passé la matinée de samedi [le 02.04.2022]» à menacer les États-Unis, le Canada et l’UE de retirer son pays de la Station spatiale internationale (ISS) si l’Occident ne lève pas ses sanctions contre la Russie. «Je pense que le rétablissement de relations normales entre les partenaires de la Station spatiale internationale et d’autres projets communs n’est possible qu’avec la levée complète et inconditionnelle des sanctions illégales», a déclaré M. Rogozin sur Twitter. Ces remarques ont été faites bien qu’il ait reçu des lettres de chefs de l’espace américains, canadiens et européens lui assurant que les sanctions n’auront aucun impact sur l’ISS. (Science Business)