Constituée de dix scientifiques d’Unisanté, du CHUV, de l’UNIL et de l’EPFL, l’instance évaluera les décisions à prendre pour contenir l’épidémie Covid-19.
8 Oct 2020
8 Oct 2020
Constituée de dix scientifiques d’Unisanté, du CHUV, de l’UNIL et de l’EPFL, l’instance évaluera les décisions à prendre pour contenir l’épidémie Covid-19.
4 Juin 2020
Selon l’article, toutes les universités souffrent financièrement de l’épidémie COVID-19. Les revenus s’effondrent car les étudiants (en particulier les étudiants étrangers) restent chez eux ou repensent leurs projets d’avenir, et les fonds de dotation implosent en raison de la chute. Cette crise pourrait bien être la fin de certaines petites universités qui dépendaient trop des étudiant-e-s étrangers-ères. Les disparités entre les universités pourraient grandir si les gouvernements acheminent les fonds principalement vers des centres de recherche puissants.
Mais la pandémie pourrait aider les universités à repousser l’idée qu’elles sont élitistes et sans intérêt pour la société en développant des solutions contre l’épidémie.
Certain-e-s chercheur-e-s estiment que la récession pourrait inciter les universités et les organismes de financement à se concentrer sur les projets de recherche et les infrastructures qui sont les plus pertinents pour les intérêts nationaux dans un monde post-pandémique. Le gouvernement britannique met notamment en place un groupe de travail sur la durabilité de la recherche, qui vise à évaluer les projets de recherche dans les universités en vue de planifier l’avenir national à long terme.
27 Avr 2020
Pour éviter un goulot d’étranglement dans la livraison d’Hydrochloroquine, qui est – souvent utilisé comme traitement contre le COVID-19, l’Université de Bâle a développé un générique du médicament. 4000 comprimés ont pu être produits, et des chercheur-e-s ont réussir à produire assez de substance active pour 200’000 autres cachets.
27 Avr 2020
14 Jan 2020
En été 2020, le conseil de l’université de Saint-Gall (HSG) sera élu. La participation de deux professeurs fait débat. Le premier, Pr. Johannes Rüegg-Stürm présidait le Conseil de l’administration de la Banque Raiffeisen Suisse, en tant qu’activité accessoire, quand «l’affaire Vincez» est devenue publique. La presse a relevé que le professeur gagnait – en tant qu’activité accessoire – 548’000 CHF (2017). Cette somme a lancé un débat sur les activités accessoires des professeur-e-s. Depuis, le professeur a démissionné de cette fonction et il a récemment été réélu au conseil de l’université. Il estime que des «organisations complexes – comme la HSG – se situent toujours dans un champ de tensions d’attentes changeantes et de la pratique établie et éprouvée. A l’heure actuelle, la société est caractérisée par une insécurité accrue et la recherche d’orientation. Il n’est pas étonnant qu’après une phase de développement généreux, vienne une phase caractérisée par le désir d’un contrôle central plus fort. Notre institut et moi-même sommes activement impliqués dans la discussion d’un mélange bénéfique des deux pôles.» Le Recteur Thomas Bieger le défend, estimant qu’une telle proximité à la pratique serait «extrêmement éducatif» dans l’enseignement universitaire.
Le deuxième professeur qui fait couler de l’encre est l’avocat Patrick Stach. Dans son activité accessoire il a récemment été condamné par le Tribunal fédéral pour des honoraires excessifs dans un litige successoral. Des politicien-ne-s de plusieurs partis demandent sa démission du conseil de l’alma mata – une procédure qui ne peut pas être initiée par l’université. Certain-e-s estiment que son comportement montre un mauvais exemple aux étudiant-e-s. Son avocat le défend: «La réputation de sainteté n’est pas une condition préalable pour être membre du conseil de l’université»
29 Juil 2019
Les hôpitaux universitaires souhaitent unir leurs efforts afin de mettre au point leurs propres thérapies cellulaires. L’objectif est de viser des prix moins couteux que ceux générés par les entreprises pharmaceutiques. Pour cela, sous la direction du Groupe Suisse de Recherche Clinique sur le Cancer (SAKK), une nouvelle plateforme est en train d’être créé.
Selon George Coukos, Chef du Département d’oncologie du CHUV, «Aujourd’hui, les efforts sont très isolés entre les différentes universités et je pense qu’il est très important qu’elles se réunissent pour pouvoir offrir davantage d’opportunités aux patients au sein de ce réseau académique. (…) C’est vrai, la production de ces cellules au niveau académique coûte moins cher. Le coût final du produit devrait être de 100’000 à 150’000 francs par patient, soit environ deux fois moins cher que ce que proposent les groupes pharmaceutiques.»
23 Avr 2019
Suite aux récents incidents de violences au cycle d’orientation, Anne Emery-Torracinta, Conseillère d’État chargée du Département de l’instruction publique, a annoncé la mise en place d’une «task force» pour lutter contre le phénomène. Celle-ci affirme à nouveau le besoin de sanctions fermes et dévoile sa méthode d’action pour contenir la violence à long terme.
Selon elle, «La problématique de la violence dépasse l’école. Il est nécessaire de l’aborder de manière transversale. C’est pourquoi une task force qui réunit le DIP, la ville de Genève, la Brigade des mineurs ou encore la police municipale a été mise en place. Le but est de faire se rencontrer ces différents acteurs. […] Lorsque la violence se manifeste, on essaye de comprendre ce qu’il y a derrière. Bien souvent, les jeunes agressifs vivent des situations personnelles complexes et multifactorielles dans lesquelles se mêlent rupture familiale, abus d’écran ou encore échec scolaire. L’école doit aujourd’hui s’adapter et être capable d’intervenir sur des champs qui vont bien au-delà des problématiques d’apprentissage. Sa mission devient de plus en plus large.»
17 Avr 2019
Depuis maintenant plusieurs années, les questions autour de l’identité, qu’il s’agisse du genre, de la religion ou encore de la «race» sont sources de tension dans les milieux universitaires. Comme le souligne Hervé Christofol, Secrétaire général du Snesup-FSU, «Le climat est difficile sur ces questions à l’université, comme c’est le cas dans toute la société.»
Par ailleurs, pour Alain Tallon, Doyen de la faculté des lettres de Sorbonne université, «Il y a toujours eu une
contestation du discours universitaire, des accusations de parti pris idéologique…Ce sont les objets qui changent avec les époques, et aujourd’hui, cela se concentre sur les questions de repli identitaire.»
14 Mar 2019
Les universités européennes sont en faveur d’une approche plus étroite de «co-création» avec des partenaires externes, lesquels leur permettraient de jouer un rôle central dans leurs «écosystèmes d’innovation».
Dans neuf régions européennes, l’Association des universités européennes (EUA) a mené une étude sur le rôle des universités dans ces dits «écosystèmes d’innovation» en mettant l’accent sur la nature et l’évolution de la qualité des interactions entre – les partenaires de la triple-hélice – les universités, entreprises et agences gouvernementales ou autres organisations publiques.
D’après elle, les changements de paradigme en matière d’innovation reflèterait une quête commune de ces partenaires de la triple-hélice, en faveur de nouvelles formes et pratiques de connectivité.
6 Sep 2018
L’histoire des universités est longue ; elle aurait vécu ses deux plus grandes transformations suite aux réformes suivantes ; l’introduction du modèle de gestion économique issu du « New Public Management » et l’imposition du système de Bologne. D’après Thomas Bieger, professeur de gestion d’entreprise à l’Université de Staint-Gall, la pression à la concurrence entre universités encourage cependant celles-ci à se démarquer par la plus-value qu’apporte une formation à une pensée critique. Dans un monde où l’intelligence artificielle prend toujours plus d’importance, la créativité serait la clé et favoriser les apprentissages hybrides avec le numérique permettrait aux universités de jouer leur rôle précurseur.
Markus Zürcher, secrétaire de l’Académie suisse des sciences, est moins optimiste et insiste sur le fait que la dépendance aux financements favorise le développement de savoirs « opérationnels ». La subordination aux critères de rentabilité mettrait en danger le sens de l’activité scientifique en la jugeant toujours à l’aune de l’impératif de productivité.
6 Avr 2018
400 recteurs·rices, président·e·s et cadres d’universités européennes se sont réuni·e·s à l’Université de Zurich pour discuter le rôle des universités dans la société. L’expérience des universités suisses d’avoir été exclu des programmes de recherche européens a beaucoup intéressé les très nombreux·euses intervenant·e·s venu·e·s de Grande-Bretagne. Le Recteur de l’Université de Zurich Michael Hengartner rappelle que le taux de réussite [pour les demandes de fonds européens] avait baissé de la moitié et que la nombre de leads suisses de consortiums de recherche aurait chuté d’un facteur de 10. Par la suite, les universités suisses « se sont fortement impliqués dans les débat politiques pour montrer la nécessité d’une recherche sans frontière. Les universités de Grande Bretagne souhaitent de faire de même.
15 Déc 2017
Antonio Loprieno, ancien président de swissuniversities et président de la commission consultative du Centre Suisse Islam et Société (CSIS), défend l’importance de cet institut. «L’histoire nous montre que la méthode scientifique ne peut pas être mobilisée pour interpréter tous les domaines de la vie, et surtout que la «science» ne peut pas être réduite à une vision expérimentale. L’interprétation du Coran en est un exemple : reconstruire l’historicité d’un texte à la lumière des sciences telles que l’archéologie et la philologique de l’Arabie au VIIe siècle est une démarche tout aussi scientifique que l’étude critique de la réception de ce texte par la communauté qui s’en inspire. Les deux approches exigent des compétences différentes, mais dans une université sensible aux développements de la science et ouverte à la transformation sociale, elles méritent la même confiance. […] Gardons-nous donc d’une vision réductrice de la science et de l’innovation : «science» ne signifie pas uniquement «science empirique», et «innovation» ne coïncide pas avec «innovation industrielle».»
22 Nov 2017
Martin Vetterli, Président de l’EPFL, était l’invité de Forum dans un débat portant sur la Suisse face aux défis de la transformation numérique. A la question sur le rôle de la formation, Martin Vetterli répond: «Je pense qu’on a un triple rôle. Je pense qu’à l’intérieur de l’EPFL, on doit être évolutif. On vient de lancer un nouveau programme de Master dans la science des données […]. D’autre part, on doit transversalement dans toutes nos filières de formation amener le numérique comme une façon de penser. C’est aussi une transformation en cours. Ensuite, on a un rôle de vulgarisation. On doit expliquer dans la presse, la presse dominicale dans ce cas-là, qu’est-ce que ça signifie un algorithme, comment marche Facebook. Je pense que c’est aussi un rôle qu’on doit faire. Et on doit aider aussi dans la post-formation ou la formation des gens qui ont besoin de suivre la révolution digitale.»
16 Oct 2017
Selon l’auteur Konrad Paul Liessmann, Professeur à l’Institut de philosophie de l’Université de Vienne et auteur du livre «Geisterstunde – Die Praxis der Unbildung» (2014), la notion d’«éducation» («Bildung») est devenue hautement imprécise et ne possède plus d’unité qui permette de maîtriser ce qu’il faut entendre sous ce terme, ce qui est utilisé et interprété par chacun selon sa convenance et ses intérêts politiques ou économiques. Une réflexion sur les significations fondamentales de l’éducation, les besoins et limitations doivent, pour l’auteur, être urgemment mise en place.
29 Juin 2017
Le Tribunal fédéral a déterminé qu’un institut de l’Université de Zurich avait reporté des coûts inférieurs à son seuil de rentabilité dans une offre pour un mandat public et que cela constituait un cas de concurrence déloyale.
30 Mai 2017
Pendant un bilan de l’Union européenne sur la formation tout au long de la vie, l’Association des universités européennes (AUE) note que l’objectif de l’enseignement supérieur dépasse largement la mission de préparer les diplômé·e·s pour l’emploi : « Citizenship skills, a critical mind-set, openness, tolerance and engagement are all “at the heart of academic education” and should not be seen as an “add-on” to academic curricula. »