Dans une lettre adressée au recteur de l’Université de Lucerne, plus de 100 étudiant·es demandent une prise de position sur les propos controversés de l’historienne économique Andrea Franc. Cette dernière accusait les étudiant·es en sciences humaines et sociales de manquer d’ambition, de refuser de travailler à plein temps et par là de peser sur les assurances sociales dans une interview avec la Neue Zürcher Zeitung (NZZ).
Les étudiant·es reprochent à Andrea Franc, enseignante dans la faculté d’économie, d’avoir utilisé des explications purement anecdotiques et des affirmations insinuantes, pas digne d’une discussion scientifique.
La lettre formule quatre revendications : Premièrement, la direction de l’université et le doyen de la faculté des sciences économiques doivent prendre publiquement position sur les déclarations d’Andrea Franc. Deuxièmement, la faculté des sciences économiques doit démontrer quelle «valeur ajoutée» l’enseignement de Franc apporte aux étudiant·es. Le doyen et Andrea Franc doivent en outre montrer «dans quelle mesure les cours du Dr. Andrea Franc se distinguent de ceux dispensés dans les disciplines des sciences humaines». Finalement, Andrea Franc doit étayer ses thèses de manière empirique.