Le Parlement suisse demande au Conseil fédéral des mesures pour former plus de médecins. Après le Conseil National, celui des États a formulé ce matin deux objectifs : former plus de médecins et augmenter la rémunération des généralistes (actuellement moins rémunéré·es que les médecins spécialisé·es).
Actuellement, 40% des médecins en Suisse viennent de l’étranger. La ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider a admis que la situation était tendue, mais elle estime qu’exiger de nouvelles dispositions légales ne serait pas opportun. «On s’immisce dans la souveraineté des cantons», a-t-elle expliqué. (RTS: 12h30) Car c’est en effet des coûts que les cantons devront assumer. Toutefois, selon Sébastien Jotterand, coprésident de l’association suisse des médecins de famille et de l’enfance, «les cantons devraient avoir les moyens», puisque «c’est dans la loi. Les cantons et la confédération doivent assurer l’accès pour la population aux soins médicaux de base, donc ça fait partie de leur budget […] de payer des études pour plus de médecins.» Il ajoute qu’il faut compter une douzaine d’années pour former un généraliste, ce qui implique que les effets des mesures d’aujourd’hui ne seront pas immédiatement visibles. (RTS : Forum)
A l’Université de Berne, la création de places d’études supplémentaires, particulièrement en médecine de famille, se heurte à une limite de capacité en termes de places de stage, mais il s’agit également d’un problème d’espace. Des projets [de construction] d’infrastructure supplémentaires prennent plus de temps que planifié. (SRF)