Des scientifiques souhaitent que les Hautes écoles et universités suisses accueillent leurs homologues américains visés par des coupes budgétaires massives de l’administration Trump dans la science et la recherche. Une chercheuse américaine sur le climat a récemment quitté son pays pour des raisons politico-financières pour s’intégrer dans un laboratoire d’un compatriote à l’EPFZ.
André Csillaghy, responsable du département de Data Science à la Haute Ecole d’Ingénierie et Techniques Environnementales (FHNW Brugg, près de Zurich) déclare : «Dans beaucoup de domaines, on manque de personnel qualifié. C’est une opportunité de pouvoir avoir plus de personnes qui viendraient ici.» Il préconise le lancement d’un programme national pour accueillir les scientifiques américains, à l’image de celui à l’Université Aix Marseille.
Le gouvernement américain supprime en masse des informations liées à plusieurs thématiques, notamment le changement climatique et la diversité. Des archivistes travaillent à identifier et sauvegarder ces données [voir aussi cet article].
Nathalie Chèvre, de l’Université de Lausanne, avoue de son côté qu’elle s’attèle à sauvegarder les bases de données américaines en lieu sûr, au cas où elles disparaîtraient. Par ailleurs, elle évoque également que la recherche est de moins en moins soutenue en Suisse et en Europe. (RTS)
L’article de Nau.ch traite l’exil de trois chercheurs renommés de l’Université de Yale qui se sont récemment exilés au Canada.