le 7 juin 2019, le gouvernement suisse a décidé de ne pas signer l’accord-cadre avec l’Union européenne (UE), ainsi que de demander à la Commission européenne des éclaircissements sur certains points controversés.
Cette décision fait croitre l’incertitude quant au risque de mesures de rétorsions dans différents domaines, tel que celui de la participation au 9ème programme européen pour la recherche et l’innovation, Horizon Europe.
Pour Mauro Dell’Ambrogio, Ancien secrétaire d’État à l’éducation, à la recherche et à l’innovation, l’UE est divisée sur la position à adopter vis-à-vis des pays tiers. D’un côté, «ceux qui pensent que l’Europe a besoin de la Suisse et de la Grande-Bretagne pour concurrencer les États-Unis et la Chine dans le domaine de la science et de la technologie». Et de l’autre, «ceux qui pensent que ceux qui veulent rester dans l’UE seulement tant que cela leur convient devraient recevoir une leçon. Si nous ne pouvons pas donner trop d’arguments à ces derniers, nous pouvons compter sur l’aide des premiers.»