La communauté scientifique doit, selon les auteurs de l’article, Stéphanie Girardclos et Jérôme Kasparian de l’Université de Genève, reprendre le contrôle de ce bien public qu’est le savoir scientifique qu’elle produit, afin de réduire sa dépendance économique vis-à-vis des grandes maisons d’édition et de rendre les articles déjà publiés disponibles de manière permanente. «Pour la Suisse, nous proposons que des institutions telles que le Fonds national suisse, les académies et les hautes écoles forment, avec les sociétés scientifiques, des consortiums qui assument la responsabilité des revues et définissent leur politique de publication en termes de qualité, de droits d’auteur et de politique tarifaire. La mise en œuvre technique peut être déléguée à des éditeurs commerciaux conformément aux normes et exigences actuelles et par le biais d’appels d’offres.»