Dans le cadre d’une nouvelle loi sur l’enseignement supérieur, le gouvernement britannique a créé un nouveau poste qui charge la personne nommée «d’imposer une culture de la liberté dans les universités au sein de l’autorité gouvernementale de régulation des universités». Ainsi, Arif Ahmed, Professeur à l’Université de Cambridge, a été nommé «tsar de la liberté d’expression et de la liberté académique» par le Premier Ministre, Rishi Sunak. Monsieur Ahmed «propose que les étudiantes et les étudiants fassent une sorte de déclaration de consentement avant d’assister à un cours. Par ce document, ils accepteraient le risque d’être en contact avec des idées qu’ils peuvent parfois trouver choquantes, offensantes ou dérangeantes».
«Bryn Harris, juriste en chef de l’organisation non gouvernementale Free Speech Union, place de grands espoirs dans ce poste récemment créé […] [et] parle d’une «culture de l’intolérance» dans les universités britanniques», en citant l’exemple des oppositions des activistes transgenres face à la théorie du genre amenée par la féministe Kathleen Stock.
Monsieur Ahmed peut «émettre […] des propositions de sanctions ou de compensations financières. [En plus], la loi laisse explicitement aux plaignants la possibilité d’intenter une action en justice contre les universités […]. Concrètement, il pourrait y avoir infraction si des femmes universitaires critiques à l’égard du genre étaient empêchées de se faire entendre.»
L’auteur de l’article souligne que «le gouvernement semble parfois faire deux poids deux mesures en matière de liberté d’expression», puisque récemment «le ministère du Cabinet [a] invité un spécialiste renommé des gaz neurotoxiques à quitter une conférence sur la sécurité à Londres parce que l’expert en armement avait critiqué la politique d’asile du gouvernement sur Twitter».