Les plans quadriennaux des universités apparaissent de plus en plus inadaptés face aux avancées technologiques, mais aussi face aux tensions géopolitiques, économiques et à l’urgence climatique. Pourtant la stratégie des hautes écoles «détermine l’orientation de [la] recherche et [du] développement. C’est vital pour [les] entreprises innovantes [et] c’est aussi important pour permettre [aux] jeunes d’acquérir des compétences d’avenir.» Le risque est en effet que «les jeunes risquent à terme d’être déconnectés des besoins du marché du futur […], [car] le marché du travail change de plus en plus vite […].»
Le rôle des hautes écoles est donc crucial pour la société, mais «quand tout s’accélère ça oblige nos universitaires à plus de réactivité. On l’a vu: certains chercheurs ont changé leur domaine d’études pendant le COVID pour nous être utile. Mais le risque c’est de voir s’affaiblir les domaines considérés comme des usines à chômeurs. L’utilité ne doit pas être le seul critère du choix de la matière à enseigner. Il en va de notre culture de notre humanisme.» En tout cas, dans notre système, la réorientation de cours de cursus dépend largement des facultés et des professeur·es, ce qui fait que «certains enseignants vont régulièrement remodeler leurs cours, d’autres par contre se sentent moins à l’aise. Ça freine certaines refontes mais ce système du bas vers le haut a aussi des avantages: il sert de filtre entre la société et le milieu académique pour éviter par exemple que les doctorants ne doivent changer leurs recherches au fur et à mesure.»
- employabilité des diplômé·e·s
- direction des hautes écoles
- enseignement – qualité
- retour sur investissement (ROI)
- enseignement – pluralité