Stefanie Walter, professeure de relations internationales et d’économie politique et co-directrice du Centre de compétences de crise de l’Université de Zurich, désigne les trois plus grands défis de son point de vue.
1. Les effets négatifs des changements géopolitiques
Le changement géopolitique d’un ordre mondial stable et fondé sur des règles vers un ordre mondial plus incertain et fondé sur la puissance n’est pas seulement une mauvaise nouvelle générale pour les petites économies ouvertes comme la Suisse, mais a également un impact direct sur le domaine FRI.
2. Les risques du scepticisme scientifique international…
Le scepticisme grandissant envers les sciences aurait déjà eu des conséquences négatives sur son soutien financier public, notamment aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. Cela a, selon Stefanie Walter des conséquences sur les collaborations internationales, et il y a également le risque que cette attitude anti-sciences se répande en Suisse.
3. et des opportunités pour une Suisse agissant de manière coordonnée
Les bouleversements massifs à l’étranger offrent la possibilité d’attirer en Suisse des chercheurs de pointe de ces pays. Stefanie Walter plaide en faveur de la création d’un «lieu d’accueil» facile à trouver pour les scientifiques intéressé·es, avec des informations sur les possibilités d’encouragement, les offres d’emploi ainsi que des informations pratiques sur un déménagement et la vie en Suisse.